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María Camila Londoño Aristizabal : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
En Colombie, il existe un besoin de développer différentes stratégies qui garantissent que les enfants obtiennent les prérequis cognitifs de base pour lire et comprendre ce qu'ils lisent. L'objectif principal de cette étude est d'explorer si le programme d'entraînement cognitif de la mémoire de travail proposé par Marcus Witt (2011) a un effet sur la compréhension de lecture. Un devis quantitatif, quasi-expérimentale, corrélationnelle pré-test-post-test a été utilisé. Les participants étaient 22 élèves de 7 à 8 ans de l'école publique Agustín Fernández à Bogotá, Colombie. Ces élèves ont reçu un entraînement pour la mémoire de travail pendant 6 semaines. Les résultats de l'étude indiquent des gains au niveau des tâches liées à la mémoire de travail et des gains pour des tâches de compréhension de la lecture. La comparaison des données initiales (pré-test) et finales (post-test) chez le groupe expérimental a montré des différences significatives dans certaines tâches de compréhension de lecture et de la mémoire de travail. Par ailleurs, en comparant des performances des étudiants du groupe témoin et du groupe expérimental dans les mesures post-test, des différences significatives ont été trouvées pour une tâche de mémoire de travail. Ces résultats montrent que le programme de stimulation cognitive de 6 semaines de Witt (2011) peut avoir des effets significatifs sur la compréhension de lecture et la mémoire de travail.
Il existe un large consensus concernant l’importance d’une intervention précoce inclusive de qualité pour les jeunes enfants ayant des difficultés développementales (DEC, 2015). Évidemment, elle ne peut prendre place que dans une perspective d’étroite collaboration avec la famille et, plus largement, avec les milieux de vie fréquentés par l’enfant (Winton, Guillen et Schnitz, 2019). Parmi eux, les milieux de garde ont pour mandat d’offrir de multiples occasions d’apprentissage visant à soutenir le développement dans les activités et les routines quotidiennes. Pour les enfants ayant besoin d’un soutien plus important, en plus du programme éducatif, des interventions plus ciblées, fréquentes et individualisées sont à envisager. En ce sens, le Système multiniveaux de soutien en intervention précoce (DEC, NAEYC et NSA, 2013) propose un continuum de stratégies et d’intensité pour répondre aux besoins développementaux variés des enfants (Guralnick et Bruder, 2016). Dans cette perspective, l’implantation d’un curriculum suggérant des adaptations, des modifications et des stratégies d’intervention pour des groupes hétérogènes d’enfants est nécessaire. Ainsi, l’intervention précoce en contexte inclusif a pour double objectif d’améliorer les pratiques éducatives pour tous les enfants et d’offrir des soutiens additionnels pour certains, selon leurs besoins.
Cependant, des défis persistent. En effet, des aspects de l’inclusion méritent d’être approfondis afin d’améliorer les pratiques (Dionne et coll., 2016; Villeneuve et coll., 2013). De plus, malgré la reconnaissance de l’importance d’une approche centrée sur la famille, des efforts doivent être investis afin de mieux comprendre les facteurs favorisant son utilisation par les milieux de pratique (Schertz et coll., 2011).
Ce colloque est l’occasion de porter un regard commun, entre chercheurs et représentants des milieux de pratique, concernant l’intervention précoce auprès des jeunes enfants présentant des difficultés développementales en contextes inclusifs. Les travaux présentés s’inscrivent dans une perspective de soutien aux praticiens et aux décideurs dans l’adoption ou le déploiement d’interventions précoces de qualité pour tous. Trois grands axes y sont abordés. Le premier est celui des interventions précoces inclusives de qualité pour tous. Des stratégies de formation, d’accompagnement et d’évaluation des pratiques y sont présentées et discutées. Le deuxième axe est celui du soutien et de l’accompagnement des familles. Une attention particulière est portée sur les contextes et les réalités familiaux ainsi que sur les modalités de soutien pour mieux répondre aux besoins. Le troisième axe permet de partager des constats et des réflexions relatifs à des démarches de collaboration entre les milieux de pratique et ceux de la recherche afin de soutenir le développement de pratiques d’intervention précoce de qualité. Enfin, une place est faite à des étudiants qui présentent le fruit de leurs travaux.
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