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Thomas Rajotte : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Afin d’interpréter les difficultés d’apprentissage des élèves du primaire, deux perspectives principales peuvent être mises de l’avant. Selon la première perspective, les difficultés d’apprentissage sont attribuables à l’identification et à la description des dysfonctionnements cognitifs propres à l’élève. Par contre, selon la seconde perspective, les difficultés d’apprentissage relèvent plutôt d’un dysfonctionnement du système didactique à l’intérieur duquel s’opèrent les interactions entre le savoir, l’enseignant et les élèves. Dans le cadre de mon projet doctoral, j’avais pour objectif de mettre à l’épreuve ces deux perspectives interprétatives des difficultés d’apprentissage en mathématiques. Pour ce faire, un devis d’étude mixte multiphases a été utilisé a été mis en œuvre. Afin d’obtenir des éléments de réponse aux questions de recherche, des analyses quantitatives furent réalisées pour comparer les raisonnements mathématiques d’un échantillon de plus de 500 élèves (caractérisés ou non par des difficultés d’apprentissage). Par ailleurs, les tenants et les aboutissants de ces analyses étaient relativement restreints. Conséquemment, des analyses qualitatives complémentaires ont été effectuées afin d’accroître la portée des interprétations et d’obtenir suffisamment d’appuis empiriques pour privilégier l’une des perspectives. L’opérationnalisation de ce projet a engendré de nombreux défis sur le plan méthodologique. Ceux-ci feront l’objet de la présente communication.
Quels sont les obstacles rencontrés par les chercheur.e.s en éducation?
Les obstacles que rencontrent les chercheur.e.s dans la réalisation de recherches en éducation sont nombreux, et ce, encore plus depuis le début de la pandémie de COVID-19.
Pour accroître le potentiel de généralisation des résultats, plusieurs chercheur.e.s optent pour une méthodologie quasi expérimentale avec un nombre massif de participants. En plus de rencontrer des problèmes potentiels dans le recrutement ou le traitement de gros corpus de données, les chercheur.e.s se demandent : comment s’assurer que l’intervention mise en œuvre dans la classe de chacun des enseignants, dans le cadre d’une recherche, respecte fidèlement la condition expérimentale prévue?
Opter pour de plus petits échantillons selon une approche plus qualitative expose également les chercheur.e.s à des défis. Dans un rapport plus étroit au terrain et à l’objet d’étude, il peut devenir difficile de maintenir un équilibre entre implication et distanciation. Des problèmes de diffusion peuvent également émerger : comment rapporter ses résultats en rendant justice à sa démarche dans des revues où le canevas de tradition quantitative est parfois strict?
Aussi, à l’ère de la pratique fondée sur des données dites « probantes », la réalisation de recherches qui ne débouchent pas sur des prescriptions « applicables » dans les milieux peut être dévalorisée, avec les défis qui en découlent.
Enfin, en cette période de pandémie, l’accès difficile aux terrains de recherche que sont les écoles et les classes a compromis plusieurs collectes de données au printemps et complique la réalisation de nouvelles recherches selon le devis initial, notamment celles de type quasi expérimental et recherche-action.
Le Centre d’étude sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’UQAM (https://ceap.uqam.ca) vous propose de réfléchir avec d’autres chercheur.e.s en sciences de l’éducation sur les obstacles que les chercheur.e.s de ce domaine rencontrent dans leurs travaux sur l’apprentissage. Les questions suivantes pourraient être abordées :
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