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Enseignement de la variation : réflexion et pistes didactiques pour la classe de français langue seconde en milieu universitaire

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Samantha Damay : Université McGill

Résumé de la communication

Diverses recherches ont démontré que les apprenants de L2 éprouvent des difficultés de compréhension orale jusqu’à des niveaux avancés (Calinon 2009 ; Falkert, 2019).

La dominance du français de référence en classe de langue explique notamment ce déficit (Eloy, 2003, Pöll 2005, Grimoldi 2014). Or, quelles que soient les raisons qui motivent l’étudiant universitaire à apprendre une langue supplémentaire - en situation d’immigration ou de passage pour la durée de ses études - ce dernier doit pouvoir comprendre et reconnaitre diverses variétés langagières pour développer une compréhension orale efficace. (Auger et Valdman, 1999; Parpette, 2009; CECR, 2018).

À l’instar de plusieurs chercheurs, dont Cuq et Gruca (2005), Detey et Lyche (2016), nous recommandons l’exposition et la sensibilisation à la variation dès les premiers niveaux d’apprentissage et suggérons par ailleurs qu’un enseignement explicite et contextualisé des particularités de l’oral permet d’améliorer la capacité des apprenants à comprendre des locuteurs francophones (Lodovici-David et Berger, 2019; Saito et Lyster, 2016).

Dans cette communication, nous discuterons de manière interactive différentes pistes pédagogiques pour un enseignement de certaines particularités de l’oral dans le but de favoriser la compréhension orale des apprenants de FL2 en milieu universitaire.

Résumé du colloque

Étrange hybride entre le français général (FG), le français sur objectifs spécifiques (FOS) et le français sur objectifs universitaires (FOU), l’enseignement du français langue seconde (FLS) en milieu universitaire se trouve dans une situation où une (re)définition pensée par les membres du personnel administratif et professoral se voit nécessaire. Mieux cerner la clientèle étudiante, leurs besoins individuels, les ressources disponibles et les programmes à privilégier saurait satisfaire les différentes parties. En effet, il semble que la mission universitaire se soit élargie, que les établissements devraient pouvoir enseigner à la fois le FG, le FOS, le FOU et la francisation à l’immigrant professionnel qui souhaite recevoir une formation de qualité, laquelle favoriserait une intégration active dans la société d’accueil.

Par ailleurs, le défi consiste à demeurer pertinents et compétitifs malgré les récentes mesures gouvernementales en francisation. Notamment, en juin dernier, le gouvernement du Québec a fait l’annonce de subventions pour certains programmes de francisation, créant ainsi une dichotomie entre les ressources octroyées dans les différents types d’établissements d’enseignement. Puis, le 1er novembre 2019, il a apporté par décret des changements importants au Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Quelles sont alors, concrètement, les différences et les similarités entre la francisation et le FLS en milieu universitaire? Les universités possèdent-elles toujours les ressources nécessaires pour répondre aux besoins de la clientèle?

Ce colloque multidisciplinaire permettra aux personnes intervenant dans le secteur d’activité de trouver des stratégies pratiques pour relever les défis mentionnés et déterminer, concrètement, les actions à poser afin de mieux servir la communauté étudiante allophone, composée d’individus souvent anxieux d’immigrer et de travailler dans le pays d’études.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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