pen icon Colloque
quote

ETABLISSEMENT D’UN OUTIL POUR EXPLORER LE PROTÉOME DES GÈNES DES ARNR PENDANT LA RÉPARATION PAR EXCISION DE NUCLÉOTIDES

AM

Membre a labase

Alexia Muguet : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le locus des gènes ribosomaux (ADNr) est un excellent modèle pour étudier les processus à l’ADN dans la chromatine. Chez la levure il y a ~150 ADNr en tandem et leur activité compte pour plus de 50 % de la transcription totale des cellules en division. Cependant, seule une moitié des ADNr est transcrite et a une chromatine «ouverte», dépourvue de nucléosomes. L’autre moitié n’est pas transcrite et a une chromatine «fermée». Notre recherche vise à comprendre comment les dommages UV sont éliminés par la réparation par excision de nucléotides (NER), dans la chromatine. Une trentaine de protéines connues constituent le complexe NER, mais plus de protéines pourraient être requises pour réparer ces dommages dans la chromatine. Cette étude aidera à définir le protéome lié à la NER dans la chromatine. Nous utilisons des levures modifiées pour permettre l’excision des ADNr individuellement sous forme d’anneaux de chromatine. Après purification des ADNr, les protéines co-purifiées sont analysées par LC-MS/MS. Nous avons déterminé l’influence de la force ionique sur le protéome des ADNr isolés. La purification a été menée à 100, 200 et 400 mM KCl. Les analyses de MS ont montré qu’il y avait un enrichissement dépendant de la force ionique des composants de la chromatine, des facteurs de transcription, et des facteurs de modification post-traductionnelles. Nous sommes maintenant en position d’étudier les variations de ces classes de protéines après irradiation aux UV et pendant la NER.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :