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Favoriser l’apprentissage de concepts de base en programmation chez les jeunes : effet de la robotique et du langage de programmation visuel

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Hugo G. Lapierre : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le Référentiel de compétences en technologies de l’information et de la communication (UNESCO, 2011) met en exergue le fait que la prochaine cohorte citoyenne devra non seulement être capable d’utiliser les technologies, mais également de les comprendre et d’en créer de nouvelles. Conformément à ces aspirations, plusieurs systèmes éducatifs ont désormais rendu obligatoire l’apprentissage de la programmation pour tous les élèves qui évoluent au sein de leur cursus scolaire. Cependant, apprendre à programmer demeure un processus long et difficile, et cet apprentissage est d’autant plus complexe pour de jeunes enfants. Or, l’intérêt grandissant envers l’apprentissage de la programmation chez les jeunes a récemment permis le développement d’outils pédagogiques leur étant plus adaptés. Ces outils sont généralement regroupés en deux grandes catégories : les langages de programmation visuels et la robotique. Toutefois, plusieurs auteurs considèrent que les effets de ces outils doivent encore être considérés avec prudence. Ainsi, notre projet de recherche vise à mesurer l’effet sur l’apprentissage en programmation de la robotique et de langages visuels. Lors de cette présentation, nous présenterons la problématique, le cadre théorique et la méthodologie de ce projet en cours de façon à discuter de la forme que peut prendre un devis de recherche comparatif en didactique de la programmation. La pertinence et les limites de l’étude seront également abordées.

Résumé du colloque

Au cours des dernières décennies, l’avancement du savoir scientifique et le développement technologique ont influencé profondément les sociétés. Dans ce contexte, une éducation scientifique et technologique de qualité a le potentiel d’influencer la compréhension que peuvent avoir les élèves au regard des enjeux sociétaux actuels (UNESCO, 2016). De plus, une telle éducation peut aussi conduire au développement d’un regard critique dans un contexte où les sources d’informations ne cessent de croître (Baillargeon, 2018). Or, de nombreux enjeux limitent l’atteinte de tels objectifs. Dans l’enseignement préscolaire et primaire, la place des sciences demeure précaire par rapport à d’autres matières (Conseil supérieur de l’éducation, 2013) et les enseignantes et enseignants affichent généralement un faible sentiment d’autoefficacité (d’Alessio, 2018). Au secondaire, on note une diminution marquée de l’intérêt des élèves pour les sciences et les technologies (Potvin et Hasni, 2014) ainsi qu’une tendance à inscrire les enseignements dans des contextes qui ne sont pas toujours très signifiants pour les élèves (Ayotte-Beaudet, Potvin et Riopel, 2019). Ces exemples de problèmes incitent bon nombre d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs à mener des recherches qui s’intéressent à l’éducation scientifique et technologique. En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation mettait d’ailleurs en relief l’importance de la contribution intellectuelle et scientifique des recherches menées par ces derniers aux cycles supérieurs.

L’objectif du colloque est de dresser un portrait des problèmes contemporains associés à l’éducation scientifique et technologique du préscolaire au secondaire en s’intéressant aux recherches menées par les étudiantes et les étudiants dans ce domaine. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : comment l’enseignement des sciences et des technologies peut-il contribuer à l’émancipation socioscientifique des élèves du préscolaire au secondaire?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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