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Flavien Lopez : Cerema
De 2016 à 2019, le Cerema a accompagné Grenoble Alpes Métropole dans l’évaluation de son dispositif « Grenoble Métropole Apaisée : villes et villages à 30 km/h ». Menée en sus d’un important programme de requalification des espaces publics métropolitains, cette démarche réglementaire de généralisation du 30 km/h comme vitesse limite autorisée représente une politique publique favorable à un rééquilibrage de l’espace public au profit des modes actifs.
Comment les usagers comprennent et respectent un tel dispositif d’abaissement des vitesses ? Quels sont ses impacts sur la sécurité des déplacements, la mobilité, le bien-être et le cadre de vie, la vitalité des centre-bourgs ? In fine, quelle sont les conditions de réussite d’une telle démarche ?
Pour répondre à ces questions, le Cerema dresse une évaluation à court et moyen termes (1 et 3 ans) de cette expérience. Ce travail objective le lien entre comportements, ressentis des usagers, et environnements urbains dans lequel ils se déplacent. Pour cela il s’appuie sur des échantillons importants de données, notamment concernant les débits et vitesses des véhicules motorisés, et la perception du dispositif des usagers tous modes.
Ainsi, cet exemple grenoblois réaffirme l’utilité de planifier conjointement l’abaissement des vitesses limites autorisées et la mise en cohérence des aménagements avec les nouvelles vitesses autorisées, tout en visant un rééquilibrage de l’espace public au profit des modes actifs.
Dans plusieurs pays du monde, de nombreuses villes observent un développement rapide et une transformation imposés par les politiques de transport durable, lesquelles viennent s’inscrire dans le but de réduire les pollutions engendrées par les moyens de transport et également dans une démarche d’adaptation aux changements climatiques dans ce secteur stratégique. L’automobile n’est plus perçue comme avant, elle représente pour de nombreuses villes du monde une source de pollution, de congestion et de perte de temps dans les déplacements quotidiens. Même si elle continue d’exister, et en dépit de son développement technologique et de l’apparition des voitures électriques et autonomes, sa place ne sera plus la même dans le réseau routier des villes, et ce, à cause de l’apparition de nouvelles formes de mobilité verte imposant l’utilisation de différents types de vélos, de trottinettes et d’autres moyens de déplacement, y compris ceux à assistance électrique et la marche. Le partage de la route, l’apparition des pistes cyclables et les grandes surfaces piétonnes constituent la transformation rapide qu’observent les villes du monde dans le cadre de leur engagement à réduire les émissions de CO2 et à lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, les engins de déplacement personnels (EDP) sous leurs différentes formes imposent aux villes des actions d’adaptation des infrastructures et des textes réglementaires pour assurer la sécurité des utilisateurs de ces EDP et des autres usagers de la route. Cette situation a fait naître un changement dans le comportement quotidien des personnes et des autorités chargées de la gestion des villes. Des personnes ont adopté personnellement et rapidement ces nouvelles formes de mobilité verte. En revanche, une autre partie de la population doit être encouragée par les autorités à adhérer aux exigences de la mobilité verte afin de lutter contre le réchauffement climatique.
Ce colloque vise à cerner la mobilité piétonne et à vélo dans les futures villes du monde et à relever les meilleures actions pour le changement de comportement des populations et d’adaptation des infrastructures des villes. Il s’intéresse aussi à cette mobilité verte à travers les thèmes suivants :
Ce colloque vise à réunir des chercheurs de haut niveau, des étudiants, des experts et des décideurs, y compris les responsables locaux provenant de différentes disciplines concernées par la mobilité verte et son avenir dans les villes actuelles.
Titre du colloque :