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Florence Gagnon : Université de Sherbrooke
L’infertilité, définie par l’incapacité d’établir une grossesse après un an de rapports sexuels non protégés, affecte 12-15% des couples en âge de procréer. Environ 40% des cas reliés à l’infertilité féminine ont été attribués à un dysfonctionnement ovarien, mais les mécanismes moléculaires coordonnant le processus de l’ovulation sont encore méconnus. Dans un modèle murin, il a été démontré que le récepteur nucléaire orphelin Liver receptor homolog 1 (LRH-1) est indispensable à tous les stades du cycle ovarien. Les travaux antérieurs des professeurs Murphy et Gévry ont confirmé qu’à la suite du signal hormonal initiant l'ovulation, les cellules de la granulosa subissent un important remodelage chromatinien. Ce remaniement coïncide avec la reprogrammation d’une partie des sites d’action dans le génome (cistrome) de LRH-1. Notre hypothèse est que la modification des sites de liaison à l’ADN de LRH-1 est causée par un changement des cofacteurs partenaires de LRH-1 à la suite du signal ovulatoire. Le but principal de nos recherches est d’explorer les complexes protéiques associés à LRH-1 dans l'établissement d’un patron d'expression génique spécifique à l'ovulation en exploitant les technologies émergentes en protéomique. L'approche « Proximity Dependent Biotin Identification (BioID) » sera utilisée pour étudier l'interactome de LRH-1 après le signal ovulatoire dans les cellules de la granulosa murines immortalisées (GRMO2).
Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.
Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.
D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.
Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.
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