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Marjorie Vidal : Université de Sherbrooke
Au Québec, la formation générale des adultes accueille et qualifie une grande partie des 16-24 ans qui ont décroché de l’école secondaire (Dumont et Rousseau, 2016). Toutefois, ils sont encore nombreux à en sortir sans diplôme ni qualification (MEES, 2015). Une piste d’explication pourrait être le manque de services professionnels (travailleurs sociaux, orthopédagogues, conseillers, etc.), jugés essentiels pour les élèves les plus vulnérables (Charlebois, 2019).
C’est pour répondre aux besoins de ces élèves qui ne « fonctionnent » pas dans les structures régulières que se sont développées les milieux alternatifs de scolarisation (MAS). Les MAS prennent des formes diverses (organismes de raccrochage scolaire, école de la rue, école spécialisée, etc.) et présentent des modalités de scolarisation différentes. Elles ont toutefois comme point commun de se distinguer des centres d’éducation des adultes, notamment au niveau de leur offre de service mais aussi de leur culture de collaboration.
Dans le cadre de cette communication, nous nous intéresserons à cette culture collaborative particulière. À cette fin, nous montrerons comment les intervenant·e·s scolaires et sociaux·les de trois de ces structures (re)produisent la collaboration à travers leurs interactions. Le cadre de l’activité d’Engeström (2008) nous permettra de dégager plusieurs aspects qui contribuent à favoriser la collaboration autour du bien-être et de la réussite d’élèves considéré·e·s comme étant à risques.
La réussite de tous les élèves constitue plus que jamais une responsabilité collective. Dans ses orientations et principes, le Conseil supérieur de l’éducation nous invite à privilégier les réponses collectives afin de mieux répondre aux besoins individuels d’apprentissage (CSE, 2017). Bien que les partenaires au sein d’une communauté éducative soient amenés à collaborer, de nombreux défis doivent être relevés pour assurer une réelle cohérence et une complémentarité des actions et des interventions. Dans ce colloque, nos questionnements portent sur les enjeux entourant le bien-être et la réussite des élèves, en portant une attention particulière :
– à l’implication de la famille, des parents;
– à la prise en considération de la collectivité, de la communauté éducative;
– aux interactions avec l’élève en évolution, comment s’y retrouver, en collaboration avec l’élève lui-même dans son projet de formation scolaire;
– à la prise en considération et à la reconnaissance de la complexité de la collaboration et du partenariat.
Quatre axes sont abordés :
Axe 1. École-famille
Axe 2. École-communauté
Axe 3. Enseignant-intervenants scolaires
Axe 4. Apprenant-enseignant-intervenant-communauté
Les résultats d’une synthèse des connaissances portant sur le continuum collaboration-partenariat sont tout d’abord présentés. Des chercheurs, des étudiants aux cycles supérieurs et des partenaires sont invités à présenter des initiatives de collaboration et de partenariat qui contribuent à la réussite tout en considérant le bien-être des élèves, des intervenants et des partenaires. Un des mandats du RÉVERBÈRE vise également à vulgariser efficacement les connaissances scientifiques portant sur la collaboration et le partenariat pour le bien-être de l’élève. Ce colloque comporte des panels de discussion pour trouver des pistes d’action et sensibiliser tous les partenaires de la communauté éducative.
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