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La conscience historique et la réflexivité

PZ

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Paul Zanazanian : Université McGill

Résumé de la communication

La relation entre la conscience historique et notre capacité de « réflexion autoréflexive » sera examinée dans cette présentation. L'objectif plus large est de générer une compréhension globale de la façon dont les différentes manières dont nous donnons du sens à la réalité sociale peuvent évoluer de représentations statiques du monde à des représentations plus fluides, ce qui est bénéfique pour nous aider à ouvrir nos horizons et à être plus réceptifs aux idées et aux perspectives autres que les nôtres. Ce changement se fait à travers un processus conscient de soi, conçu spécifiquement pour nous conduire à saisir les subtilités impliquées dans la façon dont nous construisons la connaissance lorsque nous nous positionnons à la lumière des problèmes sociaux de nature historique. En s'appuyant sur ces idées, ma présentation fournira en outre un aperçu clé de deux approches principales que j'ai développées pour aider les enseignants d'histoire et les apprenants à remettre en question, à contester, à compliquer et à transformer leurs pratiques de réflexion. Les deux approches incluent des caractéristiques d'auto-analyse ainsi que l'échange d'idées et le dialogue et des processus de pensée comparée. Comme cela sera montré, l’avantage de ces approches réside dans notre reconnaissance du potentiel de l’histoire à la fois pour repenser le monde et pour repenser la façon dont lui donnons un sens.

Résumé du colloque

La pandémie actuelle a mis en évidence l’effritement de la confiance citoyenne envers les savoirs scientifiques et une certaine vulnérabilité de la population à l’égard des fausses informations (Weber, 2019). En effet, avec la multiplicité des informations à caractère scientifique et l’éclatement des sources d’informations, notamment dans les médias sociaux, la parole scientifique est parfois confondue avec la parole « dissidente », qui relève de l’opinion. Ainsi, plusieurs s’inquiètent de la relation des adolescents avec ces sources d’informations alternatives (Daoust, 2017). Le développement d’une pensée critique à l’école s’avère essentiel et l’enseignement-apprentissage des sciences humaines et sociales (SHS) peut y contribuer (Lenoir, Hasni et Froelich, 2015).

De fait, l’apport des SHS au développement d’une pensée critique s’exprime de diverses manières, allant du développement d’une méthode d’analyse critique des documents (et des informations) (Gibson et Case, 2017; Seixas et Morton, 2013) à la construction d’une compréhension critique des dynamiques sociales et des jeux de pouvoir qui opèrent dans chaque phénomène social (Gibson, 2020), en passant par le développement d’une culture historique, géographique et politique capable de soutenir une réflexion informée sur le monde pluraliste d’hier, d’aujourd’hui et de demain (Grever, 2009). Les SHS permettent aux élèves de comprendre les enjeux actuels en maîtrisant des concepts complexes et en étant en mesure de les replacer dans un contexte sociopolitique, historique et géographique (Koerber, 2011). Les chercheurs émergents dans le domaine de recherche de la didactique des SHS proposent un renouvellement des objets de recherche pertinents pour mieux comprendre ce monde complexe. Leurs recherches mettent en lumière des enjeux clés et explorent des pistes de solution prometteuses pour améliorer la formation de citoyens capables de penser un monde complexe de manière critique et engagée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Sabrina Moisan
section icon Date : 3 mai 2021

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