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La participation sociale des adultes autistes avec ou sans déficience intellectuelle associée : Regard sur leur implication dans les loisirs

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Isabelle Préfontaine : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est souvent accompagné de comorbidités diverses, tant sur le plan médical que psychologique. La présence de comorbidités est associée à un niveau plus faible de qualité de vie chez les personnes autistes. Des recherches suggèrent que l’implication dans les loisirs peut avoir un impact positif sur la qualité de vie, tant chez la population générale que celle en situation de handicap. Pour la population en situation de handicap, participer à un loisir serait bénéfique pour augmenter les habiletés de coping, améliorer le sentiment de bien-être et diminuer les symptômes dépressifs. La situation des adultes autistes avec ou sans déficience intellectuelle a été peu étudiée au Québec. Dans le cadre d’une vaste enquête provinciale en ligne portant sur la participation sociale des adultes autistes avec ou sans déficience intellectuelle, nous nous sommes entre autres intéressés à leur implication dans les loisirs. L’objectif de la présente étude est de brosser le portrait des loisirs pratiqués par les personnes autistes. Plus particulièrement, le type d’activité, la fréquence d'engagement, la présence (ou non) de compagnie et la diversité d’activités seront explorés. Les associations de ces variables avec d’autres facteurs seront investiguées, notamment les obstacles et les facilitateurs à leurs implications dans les loisirs. Des analyses stratifiées par groupe d’âge permettront de dégager un portait exhaustif et nuancé de la situation.

Résumé du colloque

La participation sociale se définit comme le niveau de réalisation des habitudes de vie d’une personne dans un environnement donné. Les obstacles à cette participation sont plus ou moins nombreux et varient selon les particularités de chaque personne (sa santé, sa culture, son environnement physique ou social, etc.) Ils seront tantôt évidents (p. ex., absence d’ascenseur pour les personnes se déplaçant avec assistance motrice), tantôt plus difficiles à cerner, comme dans le cas de conditions « invisibles » comme l’autisme ou la déficience intellectuelle (DI). Le fait qu’une condition soit physiquement peu visible ne signifie toutefois pas l’absence de défis, et les personnes présentant l’une de ces conditions peuvent avoir besoin de soutien pour réaliser leurs habitudes de vie (à l’école, à la maison, dans la communauté) et, ainsi, favoriser leur pleine participation sociale.

Comme certaines personnes autistes ou ayant une DI rencontreront des défis toute leur vie, il est possible qu’elles nécessitent un soutien continu aux différentes étapes de leur développement personnel et social. Or, peu de services formels ciblent la participation sociale des adultes autistes ou ayant une DI, et ce, en dépit du fait qu’il est reconnu que cette participation sociale peut promouvoir le bien-être émotionnel, physique, psychologique et social des personnes et de leur famille. Ce manque de services particuliers pour les adultes n’est pas surprenant, car la recherche porte principalement sur la petite enfance et les interventions précoces. À titre d’exemple, moins de 2 % des études scientifiques sur l’autisme concernent les adultes (20 ans et plus) et les interventions visant à soutenir leur participation sociale. Ainsi, il est primordial que les chercheurs continuent à s’intéresser à la participation sociale des adultes autistes et des adultes ayant une DI pour soutenir et maintenir durablement leur inclusion et leur participation sociale (travail, bénévolat, loisirs, vie sociale, études, etc.).

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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