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L’approche historique dans l’enseignement de l'électricité : caractérisation des phases didactiques d’une séquence d’enseignement au secondaire

JN

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Josélyne Nshimirimana : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Depuis plusieurs décennies, des recherches francophones et anglophones portant sur l’enseignement et l’apprentissage de la physique montrent que lors de l’apprentissage des savoirs en électricité, les élèves éprouvent des difficultés presque insurmontables dans le cas des savoirs conceptuels (Canal, 2007; Métioui et Levasseur, 2011; Robardet, 1997; Shipstone, 1988). Si le recours à des démarches scientifiques comme l’expérimentation, l’investigation, la modélisation, etc. sont largement préconisées dans les curriculums actuels au Québec et ailleurs, une des approches didactiques favorisant les apprentissages conceptuels semble encore peu utilisée : l’approche historique (Leone, 2014). Guedj (2005) par exemple montre que celle-ci est souvent réduite à l’exposition d’anecdotes, à l’étude chronologique des découvertes qui simplifient à l’excès les idées scientifiques et laissent par conséquent peu de traces aux élèves. Pourtant l’histoire et la philosophie des sciences peuvent être sources de ressources qui peuvent être mobilisées.

Notre thèse s’inscrit dans cette perspective. Retenant une méthodologie de type ingénierie didactique mobilisant une approche historique dans le cadre de séquences d’enseignement de quelques concepts électriques, nous documenterons le processus de passage des élèves des savoirs quotidiens aux savoirs scientifiques. Dans cette communication, nous exposons la problématique, les structures théorique et méthodologique qui orientent la thèse.

Résumé du colloque

Au cours des dernières décennies, l’avancement du savoir scientifique et le développement technologique ont influencé profondément les sociétés. Dans ce contexte, une éducation scientifique et technologique de qualité a le potentiel d’influencer la compréhension que peuvent avoir les élèves au regard des enjeux sociétaux actuels (UNESCO, 2016). De plus, une telle éducation peut aussi conduire au développement d’un regard critique dans un contexte où les sources d’informations ne cessent de croître (Baillargeon, 2018). Or, de nombreux enjeux limitent l’atteinte de tels objectifs. Dans l’enseignement préscolaire et primaire, la place des sciences demeure précaire par rapport à d’autres matières (Conseil supérieur de l’éducation, 2013) et les enseignantes et enseignants affichent généralement un faible sentiment d’autoefficacité (d’Alessio, 2018). Au secondaire, on note une diminution marquée de l’intérêt des élèves pour les sciences et les technologies (Potvin et Hasni, 2014) ainsi qu’une tendance à inscrire les enseignements dans des contextes qui ne sont pas toujours très signifiants pour les élèves (Ayotte-Beaudet, Potvin et Riopel, 2019). Ces exemples de problèmes incitent bon nombre d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs à mener des recherches qui s’intéressent à l’éducation scientifique et technologique. En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation mettait d’ailleurs en relief l’importance de la contribution intellectuelle et scientifique des recherches menées par ces derniers aux cycles supérieurs.

L’objectif du colloque est de dresser un portrait des problèmes contemporains associés à l’éducation scientifique et technologique du préscolaire au secondaire en s’intéressant aux recherches menées par les étudiantes et les étudiants dans ce domaine. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : comment l’enseignement des sciences et des technologies peut-il contribuer à l’émancipation socioscientifique des élèves du préscolaire au secondaire?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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