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LE RÉCEPTEUR D'ADN CGAS, UN SENSEUR D'INSTABILITÉ GÉNOMIQUE.

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Geneviève Pépin : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

La stabilité du génome est nécessaire au maintien de l’information génétique afin d’éviter l’accumulation de mutation qui favorise le développement du cancer. Lorsqu’il y instabilité génomique, de l’ADN nucléaire peut être relâché dans le cytoplasme sous forme de micronoyaux, de fragments de chromatines ou d’ADN libre. Cet ADN cytoplasmique active le récepteur immunitaire cGAS qui initie une réponse inflammatoire. Cette réponse permet d’alerter l’hôte de la perte de l’intégrité cellulaire. Cette situation survient chez les cellules sénescentes, cancéreuses et chez les cellules avec un défaut au niveau du maintien de l’intégrité génomique. Mes travaux démontrent que cGAS détecte l’ADN cytoplasmique produit par différents types de dommages, incluant les dommages enzymatiques, génotoxiques et oncogéniques. De plus, l’activation de cGAS chez une cellule avec instabilité génomique influence directement son microenvironnement en activant une réponse immunitaire chez les cellules phagocytaires en contact. Mon laboratoire focus maintenant sur le rôle de l’activation de cGAS chez les cellules cancéreuses et chez les cellules polyploïdes en situation physiologique et pathologique.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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