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Marie-France Côté : UQAM - Université du Québec à Montréal
La façon dont l’apprentissage de la lecture dans une langue influence le même apprentissage dans une autre langue n’est pas encore connue, en particulier chez les élèves en difficulté. L’objectif de cette communication vise à présenter les résultats d’une démarche d’évaluation de performances en lecture et en transfert des apprentissages entre l’anglais et le français suite à la mise en place d’une intervention orthopédagogique auprès d’élèves à risque ou en difficulté d’apprentissage bilingues fréquentant un programme d’immersion française au Québec. Des élèves de 1année à risque ou éprouvant des difficultés d’apprentissage en lecture (n = 85) ont été aléatoirement répartis dans l’un des 2 groupes expérimentaux (interventions : décodage conjuguant métacognition ou décodage seulement). Ils ont tous bénéficié de séances d’intervention orthopédagogique en sous-groupe (3 x 30 m./semaine, pendant 8 semaines). Un devis prétest et post-test a permis d’analyser la performance des élèves en identification de mots en anglais et en français (mots réguliers, irréguliers, non-mots). Les analyses de régression multiniveaux ont permis de conclure à la présence de transfert des apprentissages entre l’anglais et le français. Une analyse d’erreurs a permis de faire ressortir les patrons d’erreurs plus communs chez ces élèves. L’adoption de pratiques orthopédagogiques efficaces dans une langue pourrait donc permettre le transfert d’habiletés d’identification de mots dans une deuxième langue.
Au Québec, la profession d’orthopédagogue jouit d’une progression dans différents secteurs publics et services privés. En Belgique, l’orthopédagogie s’actualise grâce à des programmes de formation universitaire et à la pratique dans les organismes qui offrent un service de rééducation. Cette profession s’inscrit dans une tradition qui a trait à l’évaluation-intervention auprès d’apprenants qui manifestent des difficultés ponctuelles ou persistantes sur le plan des apprentissages. Bien que depuis 2002 les orientations ministérielles québécoises ne permettent plus l’agrément de programmes de formation au baccalauréat en orthopédagogie au premier cycle universitaire, le statut d’orthopédagogue est reconnu par diverses institutions scolaires de tous les ordres. La profession se pratique dans tous les secteurs qui offrent des services éducatifs, de la petite enfance à l’âge adulte. Elle s’inscrit dans un processus de reconnaissance par différentes instances, dont l’Association des orthopédagogues du Québec (ADOQ) et la Table interuniversitaire de la formation en orthopédagogie (TIFO). Elle gagne à s’appuyer sur les connaissances issues de divers domaines de la recherche liée aux difficultés d’apprentissage, entre autres. Les difficultés d’apprentissage concernent en particulier les compétences en littératie (l’oral, la lecture, l’écriture), en mathématiques (numératie) et en appropriation de stratégies d’autorégulation impliquées dans le développement de la personne et de sa participation citoyenne. Ce colloque a pour but de mettre de l’avant les nouvelles connaissances en orthopédagogie qui permettent aux élèves qui vivent des difficultés d’apprentissage de relever les défis qu’ils rencontrent.
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