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Les animations scientifiques en classe du primaire : leurs effets sur la réussite scolaire et les processus motivationnels des élèves en sciences et leurs mécanismes d’efficacité

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Viviane Desbiens : Université Laval

Résumé de la communication

Dans un contexte où l’enseignement des sciences au primaire demeure précaire, le milieu informel d’éducation scientifique offre diverses activités aux enseignants. Ces activités peuvent-elles contribuer à l’enseignement des sciences au primaire ? Ce projet de doctorat évalue une pratique informelle utilisée en salle de classe au primaire : les animations scientifiques Débrouillards. Dans un premier temps, à l’aide d’un devis expérimental, nous avons mesuré les processus motivationnels en sciences (sentiment d’efficacité personnelle, concept de soi, intérêt), auprès de classes d’élèves de 3e cycle : en prétest, deux semaines après (posttest) et trois mois après (suivi) les activités en classe. Les notes au bulletin ont aussi été recueillies. La moitié du groupe a participé à 3 animations en classe et l’autre à l’enseignement régulier. Un modèle de croissance par équations structurales a été utilisé en prenant en compte des caractéristiques des élèves comme modérateurs, notamment le capital scientifique, un bagage culturel qui peut expliquer comment un élève aborde les sciences. Des effets positifs ont été observés et certains perdurent à travers le temps. Dans un second temps, un modèle interprétatif a été développé pour évaluer les caractéristiques des animations pouvant contribuer à la motivation et à la réussite en sciences. Ce modèle comprend des indicateurs d’une animation de qualité et la perception des élèves de l’animation.

Résumé du colloque

Au cours des dernières décennies, l’avancement du savoir scientifique et le développement technologique ont influencé profondément les sociétés. Dans ce contexte, une éducation scientifique et technologique de qualité a le potentiel d’influencer la compréhension que peuvent avoir les élèves au regard des enjeux sociétaux actuels (UNESCO, 2016). De plus, une telle éducation peut aussi conduire au développement d’un regard critique dans un contexte où les sources d’informations ne cessent de croître (Baillargeon, 2018). Or, de nombreux enjeux limitent l’atteinte de tels objectifs. Dans l’enseignement préscolaire et primaire, la place des sciences demeure précaire par rapport à d’autres matières (Conseil supérieur de l’éducation, 2013) et les enseignantes et enseignants affichent généralement un faible sentiment d’autoefficacité (d’Alessio, 2018). Au secondaire, on note une diminution marquée de l’intérêt des élèves pour les sciences et les technologies (Potvin et Hasni, 2014) ainsi qu’une tendance à inscrire les enseignements dans des contextes qui ne sont pas toujours très signifiants pour les élèves (Ayotte-Beaudet, Potvin et Riopel, 2019). Ces exemples de problèmes incitent bon nombre d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs à mener des recherches qui s’intéressent à l’éducation scientifique et technologique. En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation mettait d’ailleurs en relief l’importance de la contribution intellectuelle et scientifique des recherches menées par ces derniers aux cycles supérieurs.

L’objectif du colloque est de dresser un portrait des problèmes contemporains associés à l’éducation scientifique et technologique du préscolaire au secondaire en s’intéressant aux recherches menées par les étudiantes et les étudiants dans ce domaine. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : comment l’enseignement des sciences et des technologies peut-il contribuer à l’émancipation socioscientifique des élèves du préscolaire au secondaire?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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