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Les campus délocalisés au sein du paysage universitaire québécois : dépasser les mythes

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Christelle Pelbois : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Au Québec, à l’automne 2018, le nombre total de lieux d’enseignement actifs était de 185 (Bureau de la coopération interuniversitaire, 2020) pour les 18 établissements universitaires opérants. La délocalisation de l’offre universitaire peut être désignée sous de nombreuses appellations et peut aussi prendre plusieurs formes. Le Bureau de la coopération interuniversitaire distingue les types de campus et les lieux d’enseignement (BCI, 2020, p.3). Malgré les nombreuses désignations du phénomène de la délocalisation de l’offre de formation universitaire et les réalités différentes qu’ils peuvent présenter, ils ont en commun d’être associés à plusieurs enjeux (CSE, 2008, 2013, CREPUQ 2010, Crespo et al. 2011, Bissonnette et Porter, 2013, FQPPU, 2013), dont certains s’incarnent dans des mythes. Nous avons confronté aux données disponibles les trois mythes suivants : les sites universitaires “hors campus principal” sont situés “en région” ; les sites hors campus principal sont créés dans des municipalités « non desservies » (municipalités où l’on ne trouve pas de campus à vocation générale d’une autre université) ; et les sites universitaires “hors campus principal” sont orientés sur l’enseignement plutôt que sur la recherche. Nous avons constaté qu’ils s’appuient sur certaines caractéristiques présupposées qu’on leur attribue ou sur un certain choix des mots utilisés pour communiquer à leur sujet.

Résumé du colloque

La gestion universitaire est un sujet qui est à la fois d’une importance pratique et stratégique criante dans les milieux universitaires, et qui est pourtant peu abordé dans une perspective de recherche et à titre de problématique systémique. Le contexte de la crise de la pandémie de COVID-19 a contraint les acteur.rice.s de la gestion universitaire à se positionner, à s’adapter, à innover et possiblement à (re)penser l’avenir de l’université. La crise nous force à constater le rôle d’avant-plan de la gestion universitaire, mais aussi le peu d’attention que cette fonction importante reçoit à titre d’objet de recherche.

Au-delà de la crise actuelle, plusieurs enjeux touchant la gestion universitaire ont récemment marqué le milieu universitaire : la place des femmes en recherche, les enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion, les problématiques de harcèlement sexuel et les enjeux de liberté universitaire, pour ne nommer que ceux-ci. D’autres encore alimentent depuis longtemps de nombreuses conversations dans le milieu, comme la culture universitaire de performance, la difficile évaluation de la recherche, les multiples enjeux touchant la conduite responsable de la recherche ou encore les liens que l’université entretient avec l’entreprise privée. Pourtant, de nombreux enjeux restent encore dans l’ombre : les enjeux de « managérialisation » du rôle des professeur.e.s-chercheur.e.s, qui se voient confier des responsabilités administratives de toutes sortes, le peu de formation et de soutien qui leur est offert, et les enjeux de gestion et d’éthique que l’université expérimente à titre d’organisation.

Ce colloque propose donc de s’attarder à ces enjeux et défis qui caractérisent actuellement la gestion en contexte universitaire, de réunir les acteur.rice.s qui la rendent possible, et d’ouvrir le dialogue sur ces sujets brûlants d’actualité. Plus largement, ce colloque se veut l’occasion d’entamer une conversation universitaire sur ces enjeux et défis, dans le but d’en constituer un axe de recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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