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Lisa Michaud : University of New Brunswick
Le Nouveau-Brunswick évalue le niveau de compétence orale des élèves d’immersion précoce en douzième année au moyen de l’entrevue orale (OPI) menée par le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance. Certains élèves peinent à atteindre le niveau de compétence orale anticipé – avancé – et se classent plutôt à un demi-niveau sous la norme à l’Intermédiaire Plus. Bien qu’il ne s’agisse d’un écart modique, ces résultats figurent souvent dans les discours politiques pour inciter des changements aux programmes d’apprentissage du français, dont la révision la plus récente au Nouveau- Brunswick : l’élimination du programme d’immersion.
Cette communication propose des solutions en ce qui a trait à l’enseignement de l’orale au secondaire pour les apprenants de français langue seconde en vue d’une amélioration des résultats de l’évaluation OPI. Mon travail de recherche qualitative cible les compétences communicatives (Celce-Murcia, 2007) mises en œuvre par les élèves d’immersion précoce et leur maitrise de la langue française au moment de l’entrevue orale (OPI). Ma recherche cerne les forces et les lacunes langagières des élèves en fonction des critères de l’échelle de compétence orale utilisée par le ministère et établit une correspondance avec le cadre européen. C’est en adoptant une approche holistique en enseignement du français oral (Goh et Burns, 2012) que les enseignants de langue peuvent mieux orienter la performance orale des élèves en français.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières, mais son évaluation demeure peu explorée et pose encore, à ce jour, des questions fondamentales : quels contextes, quels outils, quelles pratiques, etc.? En outre, de nombreux éléments rendent cette évaluation difficile, voire périlleuse : la multimodalité de l’oral, le rapport à l’objet des enseignants fréquemment calqué sur celui de l’écrit (reproduction des modes d’évaluation de l’écriture à l’oral), la transversalité de l’oral, le recours à du matériel d’enregistrement, le caractère chronophage des modalités d’évaluation de l’oral, etc. Force est de constater que plusieurs zones d’ombre persistent relativement à l’évaluation de l’oral, tant dans la recherche que dans la pratique, et la nécessité de se pencher sur cette problématique se fait de plus en plus sentir, notamment avec les besoins de formation exprimés par les praticiens.
Cette année, les participants au colloque sont invités à se pencher sur la question de l’évaluation de l’oral, et ce, dans différents contextes, ainsi que sur la question de son enseignement. L’événement permet d’aborder l’enseignement et l’évaluation de l’oral sous ses différents angles aux différents niveaux d’enseignement avec les principaux acteurs concernés et, surtout, d’envisager des pistes innovantes à explorer. La compréhension des enjeux de l’enseignement et de l’évaluation du français est en constante évolution, et le besoin chez les formateurs et chez les chercheurs de poursuivre les travaux dans ce domaine demeure une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
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