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Bianka Corbin : Université Laval
Les élèves allophones constituent une clientèle pouvant être considérée comme étant à risque d’échec scolaire en raison de leurs caractéristiques sociodémographiques et scolaires (Mc Andrew et coll., 2013). Bien que des moyens soient mis en place pour que les élèves non francophones apprennent le français, comme le soutien linguistique, il serait intéressant de se questionner quant aux services complémentaires offerts à ces élèves lorsqu’ils présentent des difficultés d’apprentissage en écriture ou en lecture, et donc, quant aux pratiques de l’orthopédagogue. Plusieurs auteurs soutiennent qu’intervenir auprès d’élèves allophones en difficulté nécessiterait des connaissances quant à la linguistique, à la culture et aux difficultés d’apprentissage (Hammer, Scarpino et Davison, 2010). Effectivement, il semblerait que l’utilisation du bagage culturel et linguistique serait primordiale dans l’intervention pour ces élèves (Armand, Hardy et Lemay, 2014). La présente étude de cas multiple a pour objectif de décrire les pratiques déclarées d’orthopédagogues intervenant auprès d’élèves allophones immigrants recevant un soutien linguistique et présentant des difficultés d’apprentissage. Pour ce faire, trois dyades orthopédagogue-enseignant.e de francisation œuvrant auprès d’élèves recevant le double service francisation-orthopédagogie ont participé à un entretien individuel semi-dirigé concernant leurs pratiques. Certains résultats de l’étude seront présentés et discutés.
Au Québec, la profession d’orthopédagogue jouit d’une progression dans différents secteurs publics et services privés. En Belgique, l’orthopédagogie s’actualise grâce à des programmes de formation universitaire et à la pratique dans les organismes qui offrent un service de rééducation. Cette profession s’inscrit dans une tradition qui a trait à l’évaluation-intervention auprès d’apprenants qui manifestent des difficultés ponctuelles ou persistantes sur le plan des apprentissages. Bien que depuis 2002 les orientations ministérielles québécoises ne permettent plus l’agrément de programmes de formation au baccalauréat en orthopédagogie au premier cycle universitaire, le statut d’orthopédagogue est reconnu par diverses institutions scolaires de tous les ordres. La profession se pratique dans tous les secteurs qui offrent des services éducatifs, de la petite enfance à l’âge adulte. Elle s’inscrit dans un processus de reconnaissance par différentes instances, dont l’Association des orthopédagogues du Québec (ADOQ) et la Table interuniversitaire de la formation en orthopédagogie (TIFO). Elle gagne à s’appuyer sur les connaissances issues de divers domaines de la recherche liée aux difficultés d’apprentissage, entre autres. Les difficultés d’apprentissage concernent en particulier les compétences en littératie (l’oral, la lecture, l’écriture), en mathématiques (numératie) et en appropriation de stratégies d’autorégulation impliquées dans le développement de la personne et de sa participation citoyenne. Ce colloque a pour but de mettre de l’avant les nouvelles connaissances en orthopédagogie qui permettent aux élèves qui vivent des difficultés d’apprentissage de relever les défis qu’ils rencontrent.
Titre du colloque :