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Les sciences participatives en soutien à de la gestion de la faune à de la conservation des espèces menacées ou vulnérables

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Anouk Simard : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Résumé de la communication

Un engouement marqué pour les sciences participatives a permis à de nombreuses initiatives de voir le jour au cours des dernières années, permettant de combler des lacunes dans les données relatives à la gestion et la conservation de la faune. Bien que les possibilités aient explosé dans les dernières années grâce aux outils technologiques, la participation citoyenne est depuis longtemps répandue dans la gestion de la faune. Plus récemment, des projets concernant les espèces menacées et vulnérables ont vu le jour, notamment celui de Chauves-souris aux abris (chauves-souris.ca) et de Carapace (carapace.ca). Le succès de ces plateformes auprès du public a permis de récolter des observations d’espèces en danger, d’améliorer le suivi des populations et de renforcer les pratiques de conservation. Un récent sondage auprès des gestionnaires d’initiatives en science participative à travers le monde démontre leur apport à la littérature scientifique et grise, mais surtout pour la mise en œuvre des actions de conservation. L’utilisation des sciences participatives peut grandement contribuer à l’élaboration des actions de rétablissement des espèces en danger par l’administration publique. Un rôle clé de ces initiatives est de faire connaître ces espèces aux citoyens et leur permettre de s’impliquer dans leur rétablissement sachant que le signalement de ces observations constitue une des premières actions que peut poser le public.

Résumé du colloque

Il existe de multiples façons pour les citoyens et les citoyennes de s’engager dans une activité scientifique, au-delà de la participation à des études en tant qu’objets humains. Réunies sous le terme de sciences participatives, ces pratiques suscitent beaucoup d’intérêt de la part des personnes qui n’exercent habituellement pas d’activité professionnelle en recherche : elles peuvent contribuer à répondre à une question ou contribuer à une cause par la voie de la science, ou encore valoriser au sein de ce processus des connaissances acquises par l’expérience. Du côté de la communauté de la recherche, les projets de sciences participatives permettent d’accéder à des terrains de recherche ou à des connaissances expérientielles autrement inaccessibles et de collecter une grande quantité de données sur un grand territoire.

Globalement, la société québécoise acquiert, par les sciences participatives, une meilleure connaissance de la démarche scientifique et de sa valeur. C’est précisément pour cette raison que les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont décidé d’explorer le potentiel des sciences participatives grâce à un programme pilote : le programme Engagement. Plutôt qu’un programme qui embrasse l’ensemble du spectre des sciences participatives, ce dernier vise à explorer des dimensions particulièrement innovantes de ces pratiques.

Ainsi en 2019, les FRQ ont lancé la première édition du programme pilote Engagement, conçu pour permettre à des personnes qui n’exercent habituellement aucune activité scientifique de s’impliquer dans un projet de recherche universitaire. En 2021, les FRQ lancent la deuxième édition du programme pilote et en présentent les détails dans ce colloque.

Sur la base des innovations du programme Engagement, c’est toute la communauté de la recherche et de la culture scientifique qui est appelée à partager ses bonnes pratiques à l’occasion de ce colloque. Et les défis à relever sont nombreux : reconnaître adéquatement les contributions de tous, gérer les données collectées et partager les connaissances, tirer parti des technologies numériques, toucher un public non initié à la démarche scientifique dans le respect des principes d’équité, de diversité et d’inclusion, etc.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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