pen icon Colloque
quote

Les sources de l’évolution du sentiment d’autoefficacité en enseignement des sciences d’enseignantes du primaire

ED

Membre a labase

Estelle Desjarlais : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le primaire est une période critique dans l’apprentissage des sciences pour les élèves (Hasni et Potvin, 2015). Le sentiment d’autoefficacité, c’est-à-dire la croyance en sa capacité à réussir une tâche (Bandura, 2003), est particulièrement faible pour cette matière chez les enseignant.es (Sandholtz et Ringstaff, 2014). Cette recherche qualitative interprétative a visé l’objectif suivant : décrire des expériences personnelles et professionnelles ayant contribué au développement du sentiment d’autoefficacité en enseignement des sciences chez des enseignantes du primaire. Nous avons ciblé des enseignantes ayant développé un sentiment d’auto efficacité positif au fil de leur carrière et mené des entretiens semi-dirigés auprès de sept d’entre elles. Pour les enseignantes interrogées, bénéficier d’un accompagnement de longue durée par des personnes ayant été des mentors est ce qui leur a permis de vivre des expériences d’enseignement positives. La répétition de ces expériences d'enseignement est l’expérience de maitrise qui a été la plus déterminante dans le développement d’un sentiment d’autoefficacité positif. Les résultats contribueront à mieux comprendre le développement à long terme du sentiment d’autoefficacité en enseignement des sciences au primaire, alors que celui-ci a surtout été étudié auprès des étudiant.es en formation initiale. Ils permettront notamment l’identification d’interventions et de ressources efficaces pour le développement professionnel.

Résumé du colloque

Au cours des dernières décennies, l’avancement du savoir scientifique et le développement technologique ont influencé profondément les sociétés. Dans ce contexte, une éducation scientifique et technologique de qualité a le potentiel d’influencer la compréhension que peuvent avoir les élèves au regard des enjeux sociétaux actuels (UNESCO, 2016). De plus, une telle éducation peut aussi conduire au développement d’un regard critique dans un contexte où les sources d’informations ne cessent de croître (Baillargeon, 2018). Or, de nombreux enjeux limitent l’atteinte de tels objectifs. Dans l’enseignement préscolaire et primaire, la place des sciences demeure précaire par rapport à d’autres matières (Conseil supérieur de l’éducation, 2013) et les enseignantes et enseignants affichent généralement un faible sentiment d’autoefficacité (d’Alessio, 2018). Au secondaire, on note une diminution marquée de l’intérêt des élèves pour les sciences et les technologies (Potvin et Hasni, 2014) ainsi qu’une tendance à inscrire les enseignements dans des contextes qui ne sont pas toujours très signifiants pour les élèves (Ayotte-Beaudet, Potvin et Riopel, 2019). Ces exemples de problèmes incitent bon nombre d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs à mener des recherches qui s’intéressent à l’éducation scientifique et technologique. En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation mettait d’ailleurs en relief l’importance de la contribution intellectuelle et scientifique des recherches menées par ces derniers aux cycles supérieurs.

L’objectif du colloque est de dresser un portrait des problèmes contemporains associés à l’éducation scientifique et technologique du préscolaire au secondaire en s’intéressant aux recherches menées par les étudiantes et les étudiants dans ce domaine. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : comment l’enseignement des sciences et des technologies peut-il contribuer à l’émancipation socioscientifique des élèves du préscolaire au secondaire?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :