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Angela John Christine Gerard : UQO
La complexité a-t-elle un réel incident sur la dynamique d’un projet? Des études semblent croire à l’existence d’une relation causale alors que d’autres tentent encore de la circonscrire. Des chercheurs croient qu'elle est le résultat d’une structure systémique des projets (Donnadieu&Karsky,n.d.), tandis que pour d’autres c’est le produit d’une divergence culturelle et de la multidisciplinarité dans une équipe de projet (Cooke-Davies,Crawford,Patton,Stevens,&Williams,2011). Une telle dissonance illustre bien la présence de la pluralité de ce concept dans la gestion de projet. C’est pourquoi on s’interroge sur ce qu’on entend par la « complexité ». Cette étude démontre une valeur fondamentalement co-substantielle tant pour rendre compte de l’expérience de la complexité que de créer des connaissances de cette complexité en gestion de projet. La présente étude porte sur le compte-rendu de cette expérience humaine de la complexité de ces projets et des actes de création de connaissances de cette complexité telle que vécue. Par l’entremise de multiples techniques d’étude dont l’étude de cas, les entrevues individuelles non-dirigées, l’expérimentation par la pensée, la phénoménologie expérientielle et la recherche-action, il a été possible de rendre compte des variétés d’expériences individuelles de cette complexité et d’acte de connaissance de celle-ci dans le cadre de ces projets multiples, tout en décelant des convergences de ces expériences et actes de création de connaissances
Dans l’écosystème québécois, plusieurs données sur les projets publics sont disponibles, qu’elles soient issues des projets de recherche ou de bases de données publiques. Les réseaux sociaux constituent également une source importante pour comprendre le contexte des projets. Considérés comme la nouvelle colonne vertébrale pour entendre la voix des citoyens (Ali et Karasawa, 2020), ils colligent une forte abondance de données pour comprendre l’acceptabilité sociale des projets (Nadeau et Helly, 2016), repérer des possibilités de corruption (Huddon et Garzon, 2016) ou assurer la gestion des parties prenantes (Delerue et Cronje, 2017). Toutes ces données sur les projets publics sont désormais soumises à des exigences de protection des droits de la personne soulevant des questions d’éthique et de gouvernance.
À cet égard, les chercheurs canadiens, y compris ceux des différents centres de recherche du Québec, doivent maintenant se conformer aux nouvelles politiques adoptées dans le but d’encadrer l’utilisation et la gestion des données de recherche, notamment l’ébauche de la Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche. Comment gérer les données issues de la recherche et celles issues de sources publiques? Comment les consolider? Quels enjeux d’éthiques doivent être adressés?
Dans le but de mieux comprendre la portée de ces nouvelles exigences imposées aux chercheurs et d’assurer un cadre de gouvernance pour réaliser des travaux de recherche permettant d’améliorer l’étude de projets publics, nous proposons un colloque pour discuter des enjeux de gestion de données sur les projets publics et les nouvelles possibilités de recherche. Nous visons la participation d’au moins un représentant de chaque centre de recherche au Québec axé sur la gestion de projets, ainsi que la participation des chercheurs ayant une expertise dans la gestion de données et l’utilisation des données sur les réseaux sociaux pour des projets de recherche.
Titre du colloque :