pen icon Colloque
quote

L’ingénierie…une profession mal comprise? États des lieux sur ce qu’est le génie selon le corps enseignant

JF

Membre a labase

Janelle Fournier : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

L’enseignement de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) est lié au développement d’habiletés clés pour une main d’œuvre compétente, et par conséquent, une économie florissante. Actuellement, l’enseignement de l’ingénierie aux paliers élémentaire et secondaire n’est pas suffisant pour augmenter le nombre d’élèves intéressés par les carrières en STIM.

Puisque le personnel enseignant peut avoir un impact significatif sur l’intérêt des élèves en génie, nous avons mené une analyse de contenu pour déterminer l’état de préparation du corps enseignant à entreprendre un enseignement de l’ingénierie. Nous avons ciblé trois attributs chez le personnel, dont leurs perceptions et leurs connaissances du contenu en génie, et leur sentiment d’efficacité personnelle (SEP) à enseigner l’ingénierie.

Nos résultats ont dévoilé que le corps enseignant reconnait l’importance de l’enseignement du génie, mais n’a pas suffisamment de connaissances du processus de design et son niveau de SEP est faible; ce qui fait en sorte que le génie n’est pas incorporé en salle de classe ou est fait de façon limitée ou erronée.

L’information recueillie nous donne une meilleure idée des manières de développer des formations qui répondent aux besoins du personnel enseignant, et ce, dans le but qu’il puisse inciter ses élèves à se diriger en ingénierie.

Résumé du colloque

Au cours des dernières décennies, l’avancement du savoir scientifique et le développement technologique ont influencé profondément les sociétés. Dans ce contexte, une éducation scientifique et technologique de qualité a le potentiel d’influencer la compréhension que peuvent avoir les élèves au regard des enjeux sociétaux actuels (UNESCO, 2016). De plus, une telle éducation peut aussi conduire au développement d’un regard critique dans un contexte où les sources d’informations ne cessent de croître (Baillargeon, 2018). Or, de nombreux enjeux limitent l’atteinte de tels objectifs. Dans l’enseignement préscolaire et primaire, la place des sciences demeure précaire par rapport à d’autres matières (Conseil supérieur de l’éducation, 2013) et les enseignantes et enseignants affichent généralement un faible sentiment d’autoefficacité (d’Alessio, 2018). Au secondaire, on note une diminution marquée de l’intérêt des élèves pour les sciences et les technologies (Potvin et Hasni, 2014) ainsi qu’une tendance à inscrire les enseignements dans des contextes qui ne sont pas toujours très signifiants pour les élèves (Ayotte-Beaudet, Potvin et Riopel, 2019). Ces exemples de problèmes incitent bon nombre d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs à mener des recherches qui s’intéressent à l’éducation scientifique et technologique. En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation mettait d’ailleurs en relief l’importance de la contribution intellectuelle et scientifique des recherches menées par ces derniers aux cycles supérieurs.

L’objectif du colloque est de dresser un portrait des problèmes contemporains associés à l’éducation scientifique et technologique du préscolaire au secondaire en s’intéressant aux recherches menées par les étudiantes et les étudiants dans ce domaine. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : comment l’enseignement des sciences et des technologies peut-il contribuer à l’émancipation socioscientifique des élèves du préscolaire au secondaire?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :