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L’intégration sociale et professionnelle des personnes polyhandicapées : une étude de cas.

GC

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Guillaume Chénard : Université Laval

Résumé de la communication

Les jeunes adultes ayant un polyhandicap forment un groupe hétérogène et vulnérable (Maes, Lambrechts, Hostyn, et Petry, 2007). Ils ont une participation sociale limitée ainsi qu’une participation professionnelle pratiquement inexistante (Munde et Vlaskamp, 2019). Plusieurs chercheurs soutiennent qu’il est impératif de consacrer des ressources à l’étude de pratiques émergentes dans ce domaine (e.g. Lehoux, 2017; Munde et Vlaskamp, 2019)

La méthodologie de ce projet est une étude de cas qualitative descriptive (Merriam, 1998). L’objectif est de décrire une structure de services adoptant des pratiques émergentes dans laquelle il y a des ateliers de travail pour les personnes ayant un polyhandicap. En second lieu, des pistes de réflexions pour le développement de la pratique d’accompagnement seront soulevées.

Les ateliers de travail sont inclus dans la stratégie 2019-2024 pour l’intégration des personnes ayant un handicap du gouvernement du Québec (Gouvernement du Québec, 2019). Ils constituent une structure qui permet de répondre de façon adéquate aux besoins de cette population tels qu’ils sont identifiés dans la littérature scientifique, par exemple, la participation à des activités significatives (Vlaskamp et al., 2007). Les résultats préliminaires suggèrent ainsi qu’il est possible de favoriser la participation sociale et professionnelle de ces personnes. Certaines conditions favorisant le bon fonctionnement de ce type d’activité seront d’ailleurs aussi proposées.

Résumé du colloque

La participation sociale se définit comme le niveau de réalisation des habitudes de vie d’une personne dans un environnement donné. Les obstacles à cette participation sont plus ou moins nombreux et varient selon les particularités de chaque personne (sa santé, sa culture, son environnement physique ou social, etc.) Ils seront tantôt évidents (p. ex., absence d’ascenseur pour les personnes se déplaçant avec assistance motrice), tantôt plus difficiles à cerner, comme dans le cas de conditions « invisibles » comme l’autisme ou la déficience intellectuelle (DI). Le fait qu’une condition soit physiquement peu visible ne signifie toutefois pas l’absence de défis, et les personnes présentant l’une de ces conditions peuvent avoir besoin de soutien pour réaliser leurs habitudes de vie (à l’école, à la maison, dans la communauté) et, ainsi, favoriser leur pleine participation sociale.

Comme certaines personnes autistes ou ayant une DI rencontreront des défis toute leur vie, il est possible qu’elles nécessitent un soutien continu aux différentes étapes de leur développement personnel et social. Or, peu de services formels ciblent la participation sociale des adultes autistes ou ayant une DI, et ce, en dépit du fait qu’il est reconnu que cette participation sociale peut promouvoir le bien-être émotionnel, physique, psychologique et social des personnes et de leur famille. Ce manque de services particuliers pour les adultes n’est pas surprenant, car la recherche porte principalement sur la petite enfance et les interventions précoces. À titre d’exemple, moins de 2 % des études scientifiques sur l’autisme concernent les adultes (20 ans et plus) et les interventions visant à soutenir leur participation sociale. Ainsi, il est primordial que les chercheurs continuent à s’intéresser à la participation sociale des adultes autistes et des adultes ayant une DI pour soutenir et maintenir durablement leur inclusion et leur participation sociale (travail, bénévolat, loisirs, vie sociale, études, etc.).

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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