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L’invisibilité de la douleur : un défi pour une prise en charge optimale des personnes atteintes de douleur chronique?

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Émilie Paul-Savoie

Résumé de la communication

La douleur chronique s’accompagne de conséquences délétères importantes et affecte près de 20 % des canadiens. Malgré notre arsenal thérapeutique, les personnes qui sont atteintes de douleur chronique doivent souvent apprendre à vivre avec une douleur intense. Bien que cette douleur soit réelle, plusieurs ne présentent aucun signe physique et demeurent même stoïques face à leur douleur. Les professionnels de la santé sont d’ailleurs souvent déconcertés par l’absence de corrélation entre l’intensité de la douleur physiquement exprimée et la condition médicale qu’ils rapportent. Leurs repères peuvent ainsi être ébranlés. De plus, alors que l’utilisation d’une approche centrée sur la personne et empathique est reconnue pour être associée à une prise en charge optimale de la douleur, on constate une grande variabilité dans son utilisation. Cette présentation explorera l’influence de la présence de signes apparents associés à de la douleur sur le type de prise en charge que le professionnel utilisera auprès de personnes atteintes de douleur chronique. Il sera possible de constater que l’empathie démontré par les professionnels de la santé et le type d’approche préconisé varient selon les caractéristiques de ces personnes. Ceci soutient l’importance de sensibiliser les professionnels de la santé de l’impact de l’invisibilité de la douleur sur leur attitude et prise en charge offerte aux différentes personnes rencontrées dans leur pratique clinique.

Résumé du colloque

La communication non verbale fait l’objet de milliers de publications scientifiques. La reconnaissance des expressions faciales, la sensibilité interpersonnelle ainsi que l’influence de la maladie mentale, de l’âge et de la culture sur la communication non verbale ne sont que quelques-uns des enjeux étudiés par une communauté internationale de chercheur.e.s provenant de différents pays (p. ex., États-Unis, Angleterre, Canada, Pays-Bas, Australie) et domaines de recherche. La psychologie, la psychiatrie, la communication, la biologie, la criminologie, l’éthologie, l’informatique et le génie, entre autres, s’intéressent à la communication non verbale (Plusquellec et Denault, 2018). Pour le milieu professionnel œuvrant en ressources humaines, en santé, en justice et en éducation, entre autres, les connaissances sur la communication non verbale ayant fait l’objet d’évaluations par les pairs représentent une incroyable source de connaissances afin de développer de meilleures pratiques. Malheureusement, leur impact dans la francophonie soulève des questions. En effet, par rapport à l’information scientifique, la diffusion de notions n’ayant fait l’objet d’aucune évaluation par les pairs explose. Des articles dans la presse écrite, des séries télévisées telles que Lie to Me et des vidéos sur YouTube vues par des millions de personnes, par exemple, proposent des notions douteuses pour « décoder » le comportement humain. Les conséquences d’une telle situation ne sont pas à négliger. En effet, non seulement les notions douteuses peuvent nuire à la prise de décisions éclairées, mais pendant ce temps les connaissances scientifiques qui pourraient aider les professionnels et le grand public sont négligées. Devant un tel constat, la valorisation des connaissances scientifiques sur la communication non verbale dans la francophonie paraît essentielle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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