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Marie-Claude Beaudry : Université de Sherbrooke
Afin que les apprentissages scientifiques des élèves puissent leur servir à des fins plus concrètes que l’évaluation, il est suggéré que les personnes enseignantes contextualisent les apprentissages scientifiques, c’est-à-dire qu’elles amènent les élèves à établir des liens concrets entre leur vie quotidienne et les phénomènes enseignés (Ayotte-Beaudet, Chastenay et al., à paraitre; Giamellaro, 2017). La contextualisation des apprentissages scientifiques à l’extérieur est une approche de plus en plus privilégiée par les personnes enseignantes du Québec (Ayotte-Beaudet, Berrigan et al., à paraitre), notamment parce que de nombreux phénomènes scientifiques peuvent y être observés directement. Par contre, cette approche comporte des obstacles importants, comme la préparation des activités contextualisées ou leur opérationnalisation (Ayotte-Beaudet et al., 2019). À ce jour, peu d’études ont cherché à comprendre comment les personnes enseignantes contournent ces obstacles. L’objectif de ce projet de maitrise est d’identifier les manières dont les personnes enseignantes du primaire contournent les obstacles rencontrés lors d'activités scientifiques conceptualisées à l'extérieur. Cette communication exposera la problématique, le cadre de référence et la méthodologie envisagée.
Au cours des dernières décennies, l’avancement du savoir scientifique et le développement technologique ont influencé profondément les sociétés. Dans ce contexte, une éducation scientifique et technologique de qualité a le potentiel d’influencer la compréhension que peuvent avoir les élèves au regard des enjeux sociétaux actuels (UNESCO, 2016). De plus, une telle éducation peut aussi conduire au développement d’un regard critique dans un contexte où les sources d’informations ne cessent de croître (Baillargeon, 2018). Or, de nombreux enjeux limitent l’atteinte de tels objectifs. Dans l’enseignement préscolaire et primaire, la place des sciences demeure précaire par rapport à d’autres matières (Conseil supérieur de l’éducation, 2013) et les enseignantes et enseignants affichent généralement un faible sentiment d’autoefficacité (d’Alessio, 2018). Au secondaire, on note une diminution marquée de l’intérêt des élèves pour les sciences et les technologies (Potvin et Hasni, 2014) ainsi qu’une tendance à inscrire les enseignements dans des contextes qui ne sont pas toujours très signifiants pour les élèves (Ayotte-Beaudet, Potvin et Riopel, 2019). Ces exemples de problèmes incitent bon nombre d’étudiantes et d’étudiants aux cycles supérieurs à mener des recherches qui s’intéressent à l’éducation scientifique et technologique. En 2010, le Conseil supérieur de l’éducation mettait d’ailleurs en relief l’importance de la contribution intellectuelle et scientifique des recherches menées par ces derniers aux cycles supérieurs.
L’objectif du colloque est de dresser un portrait des problèmes contemporains associés à l’éducation scientifique et technologique du préscolaire au secondaire en s’intéressant aux recherches menées par les étudiantes et les étudiants dans ce domaine. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : comment l’enseignement des sciences et des technologies peut-il contribuer à l’émancipation socioscientifique des élèves du préscolaire au secondaire?
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