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Miser sur l'identification des risques pour prévenir les problèmes de santé psychologique en milieu de travail

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Isabelle Desurmont : Bureau de normalisation du Québec

Résumé de la communication

Les problèmes de santé psychologique sont présents plus que tout autre trouble de santé physique chronique. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les employeurs ne peuvent se permettre d’être indifférents puisque leur capital humain est essentiel à la réalisation de leur mission. Un comité d’experts en santé et mieux-être au travail est arrivé à un consensus sur les facteurs de risque liés au milieu de travail ayant une influence sur la santé et la sécurité psychologiques. L’information se retrouve dans la norme nationale du Canada « Santé et sécurité psychologiques en milieu de travail » qui a été publiée en 2013 et réévaluée par le comité en 2018 pour confirmer la pertinence de ce document de référence. La norme identifie 13 facteurs de risque pouvant avoir un impact favorable ou non sur la santé psychologique et s’avère un outil précieux pour aider toute personne œuvrant au sein d’une organisation à déceler les situations sensibles et à mettre en place des interventions qui ont pour but d’augmenter les facteurs de protection et de diminuer les risques d’atteinte à la santé et à la sécurité psychologiques. En se basant sur des cas observés, il est possible de démontrer que l’implantation de bonnes pratiques organisationnelles permet une meilleure gestion du risque et facilite la prévention de la santé psychologique du personnel.

Résumé du colloque

Conjuguer santé et travail n’a jamais été aussi difficile. Les constants changements socioéconomiques, technologiques et organisationnels favorisent une intensification du travail et une amplification des attentes de performance et de productivité. Ces pressions ont un coût substantiel : une enquête du Conference Board of Canada (2017) rapporte que le stress au travail coûte au pays près de 50 milliards de dollars, dont 32,3 milliards sont liés à la dépression et 17,3 milliards sont liés à l’anxiété. La dépression est d’ailleurs reconnue par l’Organisation internationale du travail (2018) comme la première cause d’invalidité dans le monde.

En parallèle, les besoins de la population active en matière de santé et de qualité de vie au travail s’accroissent. La conciliation entre les attentes des organisations et les besoins des individus passe par le développement des connaissances en santé organisationnelle. Ce champ d’études est ancré dans une tradition multidisciplinaire (management, santé et sécurité du travail, relations industrielles, psychologie, ergonomie, santé publique, etc.) sous-tendant des enjeux multicausaux complexes (Dagenais-Desmarais et coll., 2013). L’effervescence actuelle des publications en santé organisationnelle peut s’expliquer par le fait qu’elle englobe plusieurs enjeux fondamentaux liés à la productivité des organisations, et cela, dans le respect des personnes qui y travaillent.

Malgré les avancées scientifiques et le développement de pratiques exemplaires dans le domaine, force est de constater que nous avons encore du chemin à parcourir pour que les organisations saines deviennent la norme dans notre société. Ce colloque a comme objectif de faire le point sur les derniers travaux en santé organisationnelle et de se concerter entre chercheurs, étudiants, décideurs et utilisateurs afin de valoriser le transfert de nos connaissances vers les milieux de travail.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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