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Tania Longpré : UQAM - Université du Québec à Montréal
Lorsqu’il s’agit de maîtrise de la langue française, la situation scolaire des apprenants arrivés au Québec à l’adolescence est particulière (Kanouté et Lafortune, 2011). En effet, les apprenants plus jeunes disposent de davantage de temps pour apprendre la langue à la formation générale des jeunes (FGJ) et pour parvenir à intégrer la classe régulière et obtenir un diplôme d’études secondaires (DES). Ceux qui n’ont pas le temps de terminer leurs parcours d’apprentissage du français et obtenir leur DES peuvent alors poursuivre leurs études secondaires à la formation générale des adules (FGA) si nécessaire afin de parvenir à la diplomation du secondaire (Potvin et al., 2014). Ces jeunes ont des besoins différents des immigrants plus âgés et des personnes plus jeunes. En particulier, ils désirent terminer leurs études secondaires en vue de poursuivre des études supérieures pour accéder éventuellement au marché du travail (Potvin et al, 2014). Notre communication a pour objectifs de présenter des résultats partiels d’une recherche doctorale qui s’intéresse aux parcours d’apprentissage du français et aux motivations qui influencent cet apprentissage de 40 jeunes allophones; 20 hommes et 20 femmes, âgés de 13 à 20 ans, en intégration linguistique scolaire et sociale (ILSS) et en FGA en banlieue de Montréal. Cette recherche en méthodologie mixte présente les résultats de statistiques descriptives et des résultats partiels, issus de données d’entrevues et de questionnaires.
La pratique enseignante du secteur de la formation générale des adultes (FGA) s’effectue au sein d’une infrastructure andragogique soutenue par divers mécanismes, modalités et instruments visant un accompagnement éducatif adapté aux situations individuelles des apprenants adultes. Mentionnons, entre autres, l’enseignement modulaire individualisé, l’entrée continue en formation, les prétests utiles à l’entraînement à l’examen (Mercier, 2020) et les classes multiniveaux. Quelques études ont relevé les limites de certains aspects inhérents à l’infrastructure andragogique, laquelle conditionne l’enseignement auprès des adultes (Potvin et Leclercq, 2014; Rousseau et coll., 2010; Villemagne et coll., 2016). D’autres études en ont montré les bienfaits pour stimuler l’apprentissage (Rousseau et coll., 2010; Marcotte et coll., 2010). Or, les études traitant spécifiquement de l’acte d’enseigner (Lethiecq, 2014) et de l’évaluation à la FGA (Nizet, 2016) demeurent très rares. Pourtant, il y a un intérêt à mieux saisir comment les pratiques d’enseignement et d’évaluation s’effectuent dans le contexte de la FGA (Solar et Thériault, 2013; Ouellet et coll., 2017) et à comprendre comment le personnel enseignant compose avec diverses composantes de l’infrastructure andragogique.
Ce colloque s’intéresse à l’acte d’enseigner et d’évaluer à la FGA en enseignement modulaire individualisé ou en enseignement de groupe. Il traite des pratiques éducatives mobilisées, des modalités privilégiées et des instruments utilisés par le personnel enseignant pour aider à l’apprentissage des adultes. Les conférenciers et conférencières abordent les questions suivantes : comment s’opèrent l’enseignement et l’évaluation? Quels postures ou repères orientent les choix dans la pratique? Comment les enseignants composent-ils avec les modalités et l’instrumentation offertes? Quels sont les apports et les limites des cadres théoriques pour saisir la pratique enseignante dans le contexte de la FGA?
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