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Sara Roy : Université de Sherbrooke
L’immigration est un enjeu économique pour la société québécoise malgré les débats qu’elle suscite. Loin d’être un phénomène marginal, l’immigration représente un défi pour l’intégration des personnes adultes allophones ; ces dernières sont soumises à la pression d’apprendre rapidement la langue française puisqu’elle constitue une voie d’intégration sociale, culturelle et professionnelle. Les programmes de francisation québécois proposés aux adultes par divers milieux éducatifs formels et non formels, doivent donc favoriser un tel apprentissage. Or ce dernier serait d’autant moins aisé que les personnes immigrées ont un faible niveau d’alphabétisme dans leur langue native. Après avoir exposé la problématique de l’accueil des nouveaux arrivants adultes au Québec mais aussi présenté les différents programmes de francisation qui coexistent et leurs approches théoriques, nous proposons dans cette communication de rapporter les résultats d’une recherche qualitative exploratoire qui avait pour objectif d’explorer leurs points de vue d’enseignant(e)s quant au programme de francisation qu’ils utilisent avec des adultes peu ou pas scolarisés dans leur langue native. Dans le cadre d’entrevues semi-dirigées, il s’est agi de mettre en évidence les forces et les limites d’un tel programme ainsi que les éléments qu’ils jugent essentiels pour l’élaboration d’un programme de francisation plus optimal. Les recommandations qui se dégagent des échanges seront donc partagées.
La pratique enseignante du secteur de la formation générale des adultes (FGA) s’effectue au sein d’une infrastructure andragogique soutenue par divers mécanismes, modalités et instruments visant un accompagnement éducatif adapté aux situations individuelles des apprenants adultes. Mentionnons, entre autres, l’enseignement modulaire individualisé, l’entrée continue en formation, les prétests utiles à l’entraînement à l’examen (Mercier, 2020) et les classes multiniveaux. Quelques études ont relevé les limites de certains aspects inhérents à l’infrastructure andragogique, laquelle conditionne l’enseignement auprès des adultes (Potvin et Leclercq, 2014; Rousseau et coll., 2010; Villemagne et coll., 2016). D’autres études en ont montré les bienfaits pour stimuler l’apprentissage (Rousseau et coll., 2010; Marcotte et coll., 2010). Or, les études traitant spécifiquement de l’acte d’enseigner (Lethiecq, 2014) et de l’évaluation à la FGA (Nizet, 2016) demeurent très rares. Pourtant, il y a un intérêt à mieux saisir comment les pratiques d’enseignement et d’évaluation s’effectuent dans le contexte de la FGA (Solar et Thériault, 2013; Ouellet et coll., 2017) et à comprendre comment le personnel enseignant compose avec diverses composantes de l’infrastructure andragogique.
Ce colloque s’intéresse à l’acte d’enseigner et d’évaluer à la FGA en enseignement modulaire individualisé ou en enseignement de groupe. Il traite des pratiques éducatives mobilisées, des modalités privilégiées et des instruments utilisés par le personnel enseignant pour aider à l’apprentissage des adultes. Les conférenciers et conférencières abordent les questions suivantes : comment s’opèrent l’enseignement et l’évaluation? Quels postures ou repères orientent les choix dans la pratique? Comment les enseignants composent-ils avec les modalités et l’instrumentation offertes? Quels sont les apports et les limites des cadres théoriques pour saisir la pratique enseignante dans le contexte de la FGA?
Titre du colloque :