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Portrait du français langue seconde (FLS) en milieu universitaire à Sherbrooke

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Sarah Théberge : Université Bishop's

Résumé de la communication

La région sherbrookoise est en constante évolution; de nombreux immigrants s’y installent et cherchent à apprendre le français ou à en parfaire leur connaissance au Centre de langues de l’Université de Sherbrooke ou au Département d’études françaises et québécoises de l’Université Bishop’s - ou encore dans l’un des nombreux centres de francisation. Ces personnes ont généralement comme objectif de s’établir au Québec et de s’y épanouir tout en travaillant dans un domaine dans lequel elles ont obtenu un diplôme universitaire.

La réputation internationale de l’Université de Sherbrooke en ce qui a trait aux études supérieures n’est plus à faire; de nombreux étudiants internationaux s’y inscrivent chaque année et sont fortement encouragés à participer aux cours de FLS. À quelques kilomètres de là, l’Université Bishop’s se démarque par la diversité de ses étudiant.e.s des premier et deuxième cycles qui proviennent de presque 70 pays différents, une proportion importante de ses quelque 2600 étudiants. Au carrefour de ces deux établissements, les cours de FLS appellent à être redéfinis afin de mieux répondre aux besoins de la population étudiante diversifiée, mais aux objectifs somme toute semblables. Cette communication vise à mettre en commun les interrogations, les observations, et possiblement quelques solutions aux enjeux liés à la mouvance dont on doit tenir compte dans l’ajustement du cursus dans le but de mieux servir nos étudiants dans la réalisation de leur projet de vie.

Résumé du colloque

Étrange hybride entre le français général (FG), le français sur objectifs spécifiques (FOS) et le français sur objectifs universitaires (FOU), l’enseignement du français langue seconde (FLS) en milieu universitaire se trouve dans une situation où une (re)définition pensée par les membres du personnel administratif et professoral se voit nécessaire. Mieux cerner la clientèle étudiante, leurs besoins individuels, les ressources disponibles et les programmes à privilégier saurait satisfaire les différentes parties. En effet, il semble que la mission universitaire se soit élargie, que les établissements devraient pouvoir enseigner à la fois le FG, le FOS, le FOU et la francisation à l’immigrant professionnel qui souhaite recevoir une formation de qualité, laquelle favoriserait une intégration active dans la société d’accueil.

Par ailleurs, le défi consiste à demeurer pertinents et compétitifs malgré les récentes mesures gouvernementales en francisation. Notamment, en juin dernier, le gouvernement du Québec a fait l’annonce de subventions pour certains programmes de francisation, créant ainsi une dichotomie entre les ressources octroyées dans les différents types d’établissements d’enseignement. Puis, le 1er novembre 2019, il a apporté par décret des changements importants au Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Quelles sont alors, concrètement, les différences et les similarités entre la francisation et le FLS en milieu universitaire? Les universités possèdent-elles toujours les ressources nécessaires pour répondre aux besoins de la clientèle?

Ce colloque multidisciplinaire permettra aux personnes intervenant dans le secteur d’activité de trouver des stratégies pratiques pour relever les défis mentionnés et déterminer, concrètement, les actions à poser afin de mieux servir la communauté étudiante allophone, composée d’individus souvent anxieux d’immigrer et de travailler dans le pays d’études.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

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