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Marie-Ève Ducharme : Université Concordia
Depuis peu, la lutte aux changements climatiques (CC) se transforme en action climatique (Hale, 2016). Très présents dans l’espace public, les 18-34 ans semblent être à l’avant-scène de ce mouvement visant à aborder, de façon engagée, les CC. Au Québec, peu d’études ont documenté les attitudes et comportements climatiques de cette génération. L’objectif est d’établir leur portrait, à partir des données du Baromètre de l’action climatique (Champagne et al., 2020). Une enquête par questionnaire web a été conduite du 14 au 19 septembre 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 2003 Québécois, dont 520 de 18-34 ans. Des analyses statistiques ont permis de comparer leurs caractéristiques à celles des autres générations. Bien que les 18-34 soient disposés à l’action climatique (ex: 89% souhaitent contribuer à la lutte), ils sont significativement plus pessimistes et, paradoxalement, moins engagés que les autres. En effet, ils sont plus nombreux à ressentir de la peur et l’urgence d’agir, mais également de l’impuissance et l’impression qu’il est trop tard. Leurs comportements climatiques sont similaires à la moyenne (ex: 41% mangent moins de viande, vs 40%) ou légèrement inférieurs (ex: 68% réduisent le gaspillage alimentaire, vs 75%). Ces données illustrent l’importance de déveloper des stratégies de communication-marketing spécifiques aux 18-34, pour transformer cette forme d’écoanxiété en moteur d’action, une dynamique encore peu explorée dans la littérature (Ojala, 2012).
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