Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Eva María Iñesta Mena : Universidad de Oviedo
En Espagne, malgré des changements législatifs au cours des dernières années qui ont mis de l’avant l’enseignement de l’oral, force est de constater qu’il est rarement présent dans les écoles espagnoles (Vilà et Castellà, 2014). Quant aux recherches en didactique de l’oral, elles se sont accrues dans les dernières décennies, mais les retombées se font peu sentir dans l’enseignement obligatoire (Nunez-Delgado, 2017). Cela s’expliquerait entre autres par un manque de travaux qui permettent de connaitre les pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral en Espagne (Nunez-Delgado, 2017). À partir de ce constat et à la suite de la recherche de Nolin (2015) qui a brossé un portrait des pratiques déclarées d’enseignement et d’évaluation de l’oral en classe du primaire au Québec, nous avons souhaité connaitre les pratiques déclarées d’enseignants du primaire de l’Espagne. Par la suite, nous les avons comparées aux résultats québécois afin d’identifier les points communs et les points de divergence entre ces deux régions, à la fois distinctes et similaires en ce qui a trait à la didactique de l’oral, dans le but d’identifier les défis communs et d’éventuellement proposer des solutions. Dans cette communication, qui fera état de deux recherches quantitatives à visée descriptive (Nolin, 2015; Inesta Mena et Iglesias Montes, accepté), nous présenterons les deux questionnaires d’enquête utilisés et nous comparerons les résultats obtenus afin d’en tirer des propositions didactiques.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières, mais son évaluation demeure peu explorée et pose encore, à ce jour, des questions fondamentales : quels contextes, quels outils, quelles pratiques, etc.? En outre, de nombreux éléments rendent cette évaluation difficile, voire périlleuse : la multimodalité de l’oral, le rapport à l’objet des enseignants fréquemment calqué sur celui de l’écrit (reproduction des modes d’évaluation de l’écriture à l’oral), la transversalité de l’oral, le recours à du matériel d’enregistrement, le caractère chronophage des modalités d’évaluation de l’oral, etc. Force est de constater que plusieurs zones d’ombre persistent relativement à l’évaluation de l’oral, tant dans la recherche que dans la pratique, et la nécessité de se pencher sur cette problématique se fait de plus en plus sentir, notamment avec les besoins de formation exprimés par les praticiens.
Cette année, les participants au colloque sont invités à se pencher sur la question de l’évaluation de l’oral, et ce, dans différents contextes, ainsi que sur la question de son enseignement. L’événement permet d’aborder l’enseignement et l’évaluation de l’oral sous ses différents angles aux différents niveaux d’enseignement avec les principaux acteurs concernés et, surtout, d’envisager des pistes innovantes à explorer. La compréhension des enjeux de l’enseignement et de l’évaluation du français est en constante évolution, et le besoin chez les formateurs et chez les chercheurs de poursuivre les travaux dans ce domaine demeure une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
Titre du colloque :
Thème du colloque :