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Gabriel Michaud : Université de Montréal
L’Université de Montréal développe un programme intensif de francisation qui vise à permettre à des étudiant.e.s non francophones d’entreprendre des études universitaires en français. De par sa vocation, ce programme s’ancre dans un paradigme du français sur objectif universitaire (FOU), mais vise également une intégration dans la société québécoise dans les sphères personnelle, publique et professionnelle. En ce sens, il s’appuie également sur certains aspects du français sur objectif spécifique (FOS) et du français général (FG).
Au cours de la communication, nous présenterons le processus de développement du programme, notamment des analyses de besoin (Long, 2005) qui ont éclairé l’établissement des objectifs, le développement des contenus et l’approche pédagogique retenue pour l’enseignement des contenus. Tout au long de la communication, nous proposerons des réflexions sur les fondements épistémologiques du programme au regard de l’axe FOU-FOS-FG-francisation en tentant de faire des parallèles entre les différents programmes qui s’adressent aux apprenant.e.s adultes scolarisé.e.s. Nous interrogerons la définition même du FOU, du FOS, du FG et de la francisation pour voir en quoi ces termes recoupent ou non des champs d’intervention et d’investigation semblables (notamment au regard des niveaux de compétences en FLS des apprenants.e.s) et en quoi ces distinctions servent ou non l’enseignement du FLS aux adultes scolarisé.e.s.
Étrange hybride entre le français général (FG), le français sur objectifs spécifiques (FOS) et le français sur objectifs universitaires (FOU), l’enseignement du français langue seconde (FLS) en milieu universitaire se trouve dans une situation où une (re)définition pensée par les membres du personnel administratif et professoral se voit nécessaire. Mieux cerner la clientèle étudiante, leurs besoins individuels, les ressources disponibles et les programmes à privilégier saurait satisfaire les différentes parties. En effet, il semble que la mission universitaire se soit élargie, que les établissements devraient pouvoir enseigner à la fois le FG, le FOS, le FOU et la francisation à l’immigrant professionnel qui souhaite recevoir une formation de qualité, laquelle favoriserait une intégration active dans la société d’accueil.
Par ailleurs, le défi consiste à demeurer pertinents et compétitifs malgré les récentes mesures gouvernementales en francisation. Notamment, en juin dernier, le gouvernement du Québec a fait l’annonce de subventions pour certains programmes de francisation, créant ainsi une dichotomie entre les ressources octroyées dans les différents types d’établissements d’enseignement. Puis, le 1er novembre 2019, il a apporté par décret des changements importants au Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Quelles sont alors, concrètement, les différences et les similarités entre la francisation et le FLS en milieu universitaire? Les universités possèdent-elles toujours les ressources nécessaires pour répondre aux besoins de la clientèle?
Ce colloque multidisciplinaire permettra aux personnes intervenant dans le secteur d’activité de trouver des stratégies pratiques pour relever les défis mentionnés et déterminer, concrètement, les actions à poser afin de mieux servir la communauté étudiante allophone, composée d’individus souvent anxieux d’immigrer et de travailler dans le pays d’études.
Titre du colloque :