pen icon Colloque
quote

PROTOCOLE : MODÈLE DE CULTURE PRIMAIRE DE CELLULES DE GRANULOSA DE SOURIS POUR L’OBSERVATION DE LA REPROGRAMMATION GÉNIQUE SUITE À LA RÉPONSE OVULATOIRE

BL

Membre a labase

Blanchard Lucie : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Au Canada, le taux d’infertilité chez les couples a doublé ces trente dernières années. Un couple sur six est désormais considéré comme infertile dû à un dysfonctionnement ovarien chez la femme pour plus d’un tiers des cas répertoriés. Les modifications génétiques suivant le signal ovulatoire dans les cellules de la granulosa ne sont pas encore bien détaillées. Des études antérieures utilisent les cellules de la granulosa murines immortalisées (GRMO2) pour étudier les mécanismes moléculaires modifiant l’expression génique suivant le signal ovulatoire. Le développement d’un modèle de culture primaire de cellules de granulosa de souris permet de mieux identifier ces processus, en se rapprochant davantage du modèle in vivo. L’induction de l’ovulation, puis de la lutéinisation a été effectuée par l’ajout d’hormone chorionique gonadotrope (hCG) ou d’adénosine monophosphate cyclique (AMPc). L’expression des gènes cibles à la réponse ovulatoire a été analysée par RT-qPCR. Ce modèle a donc permis d’observer la reprogrammation génique dans les cellules de granulosa suite à la réponse ovulatoire.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 3 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :