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Cédric Boussuge : Cerema
Extensions de terrasses de restaurants, rues temporairement fermées aux véhicules motorisés, agrandissement de zones à priorités piétonnes … La crise sanitaire de 2020 a été l’occasion pour de nombreuses collectivités françaises, grande métropoles comme petites villes touristiques, de créer des aménagements temporaires améliorant les déplacements des piétons en centres-villes. Comme lors de précédentes crises, journées de grève ou épisodes de canicule, la marchabilité des espaces publics est interrogée. Tant en termes de sécurité et d’accessibilité, que sur les besoins en proximité, en animation et en confort d’usage.
Presque un an plus tard, les zones de rencontre se pérennisent et des tests de piétonisations se multiplient dans des rues commerçantes ou devant des écoles ; signes de l’intérêt de citoyen et de professionnel pour des espaces publics plus marchables aux moments d’affluence des piétons.
Tous ces épisodes symboles de transition pointent l’intérêt de concevoir des aménagements piétons plus adaptables, mais moins improvisés. Pour autant les rues peuvent-elles se transformer au gré des saisons, de la semaine ou des évènements ? Les aménagements et le mobilier urbain peuvent-ils s’adapter en continu aux besoins multiples et évolutifs des piétons ? Des espaces publics plus malléables sont-ils aussi plus résilients face aux crises sanitaires, sociétales, ou climatiques ?
Dans plusieurs pays du monde, de nombreuses villes observent un développement rapide et une transformation imposés par les politiques de transport durable, lesquelles viennent s’inscrire dans le but de réduire les pollutions engendrées par les moyens de transport et également dans une démarche d’adaptation aux changements climatiques dans ce secteur stratégique. L’automobile n’est plus perçue comme avant, elle représente pour de nombreuses villes du monde une source de pollution, de congestion et de perte de temps dans les déplacements quotidiens. Même si elle continue d’exister, et en dépit de son développement technologique et de l’apparition des voitures électriques et autonomes, sa place ne sera plus la même dans le réseau routier des villes, et ce, à cause de l’apparition de nouvelles formes de mobilité verte imposant l’utilisation de différents types de vélos, de trottinettes et d’autres moyens de déplacement, y compris ceux à assistance électrique et la marche. Le partage de la route, l’apparition des pistes cyclables et les grandes surfaces piétonnes constituent la transformation rapide qu’observent les villes du monde dans le cadre de leur engagement à réduire les émissions de CO2 et à lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, les engins de déplacement personnels (EDP) sous leurs différentes formes imposent aux villes des actions d’adaptation des infrastructures et des textes réglementaires pour assurer la sécurité des utilisateurs de ces EDP et des autres usagers de la route. Cette situation a fait naître un changement dans le comportement quotidien des personnes et des autorités chargées de la gestion des villes. Des personnes ont adopté personnellement et rapidement ces nouvelles formes de mobilité verte. En revanche, une autre partie de la population doit être encouragée par les autorités à adhérer aux exigences de la mobilité verte afin de lutter contre le réchauffement climatique.
Ce colloque vise à cerner la mobilité piétonne et à vélo dans les futures villes du monde et à relever les meilleures actions pour le changement de comportement des populations et d’adaptation des infrastructures des villes. Il s’intéresse aussi à cette mobilité verte à travers les thèmes suivants :
Ce colloque vise à réunir des chercheurs de haut niveau, des étudiants, des experts et des décideurs, y compris les responsables locaux provenant de différentes disciplines concernées par la mobilité verte et son avenir dans les villes actuelles.
Titre du colloque :