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Chantal Ouellet : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les résultats du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes de 2012 (Statistique Canada, 2013) mettent en évidence les faibles niveaux de littératie d’une partie importante de la population âgée de 16 à 65 ans. Fait notable, il s’avère que les compétences en littératie les plus élevées sont celles du groupe d’âge des 25 à 34 ans alors que celles des 16 à 24 ans sont plus faibles. Une population de jeunes adultes des plus variées fréquente les centres d’éducation des adultes dans le but de trouver une réponse à des besoins de formation multiples et diversifiés. Le champ de la littératie est un champ très vaste dans lequel les nouvelles connaissances foisonnent. Il existe bon nombre de méta-analyses sur des pratiques efficaces permettant d’améliorer la lecture et l’écriture sur des corpus très larges incluant les jeunes élèves du primaire et du secondaire dans des contextes anglo-saxons (Graham et Perin, 2008; Biancarosa et Snow, 2004). À l’exception de synthèses des connaissances états-uniennes sur l’éducation de base des adultes (Kruidenier, MacArthur et Wrigley, 2010) nous en savons peu sur les pratiques d’enseignement convenant à la réalité des moins de 20 ans qui fréquentent les centres d’éducation des adultes. Cette communication fera état d’une synthèse des connaissances ayant comme objectif principal d’identifier des pratiques efficaces pour diminuer les difficultés en lecture et écriture chez les jeunes adultes de 15 à 19 ans.
La pratique enseignante du secteur de la formation générale des adultes (FGA) s’effectue au sein d’une infrastructure andragogique soutenue par divers mécanismes, modalités et instruments visant un accompagnement éducatif adapté aux situations individuelles des apprenants adultes. Mentionnons, entre autres, l’enseignement modulaire individualisé, l’entrée continue en formation, les prétests utiles à l’entraînement à l’examen (Mercier, 2020) et les classes multiniveaux. Quelques études ont relevé les limites de certains aspects inhérents à l’infrastructure andragogique, laquelle conditionne l’enseignement auprès des adultes (Potvin et Leclercq, 2014; Rousseau et coll., 2010; Villemagne et coll., 2016). D’autres études en ont montré les bienfaits pour stimuler l’apprentissage (Rousseau et coll., 2010; Marcotte et coll., 2010). Or, les études traitant spécifiquement de l’acte d’enseigner (Lethiecq, 2014) et de l’évaluation à la FGA (Nizet, 2016) demeurent très rares. Pourtant, il y a un intérêt à mieux saisir comment les pratiques d’enseignement et d’évaluation s’effectuent dans le contexte de la FGA (Solar et Thériault, 2013; Ouellet et coll., 2017) et à comprendre comment le personnel enseignant compose avec diverses composantes de l’infrastructure andragogique.
Ce colloque s’intéresse à l’acte d’enseigner et d’évaluer à la FGA en enseignement modulaire individualisé ou en enseignement de groupe. Il traite des pratiques éducatives mobilisées, des modalités privilégiées et des instruments utilisés par le personnel enseignant pour aider à l’apprentissage des adultes. Les conférenciers et conférencières abordent les questions suivantes : comment s’opèrent l’enseignement et l’évaluation? Quels postures ou repères orientent les choix dans la pratique? Comment les enseignants composent-ils avec les modalités et l’instrumentation offertes? Quels sont les apports et les limites des cadres théoriques pour saisir la pratique enseignante dans le contexte de la FGA?
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