Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Frédéric Torterat : Université de Montpellier
L'approche longitudinale des acquisitions verbales impliquant une population significative d'enfants en milieu préélémentaire nécessite une organisation spécifique. La présente communication détaille les résultats d'une recherche écologique et comparative menée de 2017 à 2019 sur deux dispositifs distincts d'accueil des enfants de 2-3 ans. Ces dispositifs sont, d'une part, une classe de « très petite section » de maternelle (Montpellier Nord, Hérault / France), d'autre part une classe dite Passerelle (Villain et Gossot, 2000 ; Torterat et al., 2019), située à Pézenas (Hérault / France). Outre l’enjeu d’une recherche impliquée à la fois en acquisition et en éducation (Grandaty, 2001 ; Gagnon et Dolz, 2016 ; Torterat et Dupuy, 2019), la dimension comparative de l'étude contribue à l'objectif de définir les rendements respectifs des deux dispositifs, ainsi que ce qui en distingue les pratiques évaluatives de terrain.
Nous présenterons dans cette perspective les modalités du suivi des deux cohortes telles qu’elles ont été convenues avec les partenaires sur place, en insistant sur les proportions dans lesquelles un (re)travail régulier des trames narratives, avec les apprentis locuteurs, favorise variablement leurs habiletés sociodiscursives.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières, mais son évaluation demeure peu explorée et pose encore, à ce jour, des questions fondamentales : quels contextes, quels outils, quelles pratiques, etc.? En outre, de nombreux éléments rendent cette évaluation difficile, voire périlleuse : la multimodalité de l’oral, le rapport à l’objet des enseignants fréquemment calqué sur celui de l’écrit (reproduction des modes d’évaluation de l’écriture à l’oral), la transversalité de l’oral, le recours à du matériel d’enregistrement, le caractère chronophage des modalités d’évaluation de l’oral, etc. Force est de constater que plusieurs zones d’ombre persistent relativement à l’évaluation de l’oral, tant dans la recherche que dans la pratique, et la nécessité de se pencher sur cette problématique se fait de plus en plus sentir, notamment avec les besoins de formation exprimés par les praticiens.
Cette année, les participants au colloque sont invités à se pencher sur la question de l’évaluation de l’oral, et ce, dans différents contextes, ainsi que sur la question de son enseignement. L’événement permet d’aborder l’enseignement et l’évaluation de l’oral sous ses différents angles aux différents niveaux d’enseignement avec les principaux acteurs concernés et, surtout, d’envisager des pistes innovantes à explorer. La compréhension des enjeux de l’enseignement et de l’évaluation du français est en constante évolution, et le besoin chez les formateurs et chez les chercheurs de poursuivre les travaux dans ce domaine demeure une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
Titre du colloque :
Thème du colloque :