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Christine Gaucher : Université de Sherbrooke
Un projet d’innovation se compare à un projet de voyage. Pour réussir un tel projet, il importe d’organiser l’itinéraire ou d’établir une démarche. Innover en éducation exige sur le plan personnel de la patience et de la détermination et sur le plan professionnel de la scientificité et du leadership. Dans le parcours de la maitrise en enseignement au collégial outre le développement d’un projet éducatif innovant les candidats à la maitrise enclenchent une réflexion sur leur pratique professionnelle. Sur une période de deux ans, dans un recueil de traces et d’artéfacts, ils documentent, selon les thématiques proposées, leur rapport à la profession enseignante, à leur réseau d’entraide, à l’apprentissage, etc. et construisent ainsi une posture professionnelle plus affirmée. En outre, parce qu’innover rime avec imprévus, le renforcement des habiletés décisionnelles s’invite également dans leur parcours. En effet, quelles sont les ressources qui peuvent accompagner un processus de prise de décision en éducation? Le développement d’un leadership pédagogique participe ainsi à la construction identitaire. Tout au long du parcours, une communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) soutient la quête personnelle et professionnelle par l’entraide et une stratégie de codéveloppement. Le projet d’innovation s’avère être certes la destination, mais la route pour s’y rendre, une véritable aventure professionnelle!
L’approche du Scholarship of Teaching and Learning (SoTL), apparue au début des années 1990 dans la littérature (Boyer, 1990), entrevoit actuellement la recherche en enseignement comme une source de développement professionnel pour les professeurs de l’enseignement supérieur. C’est également une occasion de s’interroger sur l’enseignement et sur l’apprentissage dans une discipline en vue de favoriser le développement de connaissances et de compétences des étudiants. C’est aussi une occasion de valoriser l’enseignement au même titre que la recherche (Lison, 2013). Devant le nombre d’échecs ou d’abandons ou encore pour améliorer l’expérience étudiante, plusieurs établissements ont intégré l’approche SoTL dans leur politique institutionnelle, toujours dans le but d’améliorer la qualité de la formation.
En prenant du recul sur ces initiatives, il apparaît que l’implémentation d’une approche SoTL touche différents niveaux de la structure institutionnelle :
Comment ces différents niveaux s’articulent-ils au sein d’un même établissement pour viser l’amélioration de la qualité? Comment gérer les tensions ou les paradoxes qui émergent selon les contextes? Considérant la stratégie d’hybridation mise en œuvre rapidement ces derniers mois, ces différents niveaux sont-ils envisageables en contexte d’urgence? Quelle reconnaissance individuelle ou collective y trouve-t-on?
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