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Jesse Schnobb : UQO - Université du Québec en Outaouais
Soyons réalistes, la légitimité et la crédibilité de la Science battent de l’aile. L’attitude positiviste de nombreux Savants prétendant détenir LA vérité au détriment de ceux qui font l’objet de l’étude contribue grandement à alimenter la méfiance et les critiques. Pas besoin d’aller bien loin pour constater que la représentativité de plusieurs recherches est fortement remise en question. C’est afin de mieux comprendre l’origine de cette dérive que cette recherche réalise une enquête d’anthropologie du métier de chercheur. C’est en acceptant de remettre en question notre pratique scientifique qu’il sera possible de l’améliorer pour créer des ponts avec le public.
Pour ce faire, cette recherche utilise la Théorie de l’Acteur-Réseau pour mieux comprendre la pratique de gestion de projet à succès de deux cas afin d’adapter la pratique de gestion de projet scientifique. En établissant les ressemblances entre ces deux pratiques, la recherche en fait ressortir la principale différence : la communication textuelle.
Puisque le métier de chercheur consiste en grande partie à communiquer de façon textuelle, cette recherche en explore les moyens grâce aux travaux de sémiologie graphique de Jacques Bertin (2013). L’intégration de ce savoir dans le curriculum universitaire contribuerait donc fortement à l’accessibilité des travaux de recherche par l’enrichissement de la qualité des communications. Elle permettrait surtout de mieux nous comprendre entre chercheurs afin de mieux vulgariser.
Visites de laboratoires, centres de sciences, lieux d’exposition, blogues, interventions dans les écoles… Utiliser le texte, l’image, la vidéo, la bande dessinée ou les éléments interactifs… Il existe une multitude de possibilités pour que les connaissances complexes traversent de manière efficace le pont parfois fragile entre le monde universitaire et le grand public. Comment créer ou mettre en œuvre des lieux d’échanges, des points de rencontre entre ces deux mondes? Il n’existe certainement pas une seule bonne réponse à cette question.
La question de la formation des étudiants et des chercheurs à bien communiquer avec le grand public grâce à différents médias peut également être abordée de différentes manières.
Afin de mener une réflexion d’ensemble sur cette thématique et de l’alimenter par des retours d’expérience, ce colloque accueille différents organismes, lieux et structures (universités, centres de sciences, centres d’art, musées, etc.) qui développent des approches classiques ou originales dans les volets de la vulgarisation et du rayonnement scientifique.