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David Prince : HEC Montréal
En 2018, le Centre de formation en langues des affaires (CFLA) de HEC Montréal a lancé un projet de valorisation du français destiné à la communauté étudiante non francophone de l'École. Les activités et ressources offertes par le CFLA dans le cadre de ce projet permettent aux étudiantes et étudiants d’approfondir leurs connaissances sur la terminologie française de leur domaine de formation, de développer les compétences langagières nécessaires pour exercer leurs activités professionnelles en français, de favoriser leur intégration linguistique sur le marché du travail, tout en misant sur le plaisir de communiquer en français.
Dans cette communication, nous montrerons comment ce projet a agi comme un catalyseur en mobilisant les acteurs clés de l'École et en faisant de la maitrise du français un facteur de réussite dans le parcours scolaire des étudiantes et étudiants internationaux, notamment aux cycles supérieurs. Nous présenterons les ressources en français langue seconde que nous avons mises de l'avant, de même que leurs impacts, ressources qui s'inscrivent dans le contexte particulier de HEC Montréal, une école de gestion francophone qui se veut une porte d'entrée sur le marché du travail québécois. Enfin, nous montrerons comment nous avons dû adapter notre offre de cours en français des affaires à la nouvelle réalité de la clientèle étudiante provenant de l'étranger, mais souhaitant faire leur place au Québec.
Étrange hybride entre le français général (FG), le français sur objectifs spécifiques (FOS) et le français sur objectifs universitaires (FOU), l’enseignement du français langue seconde (FLS) en milieu universitaire se trouve dans une situation où une (re)définition pensée par les membres du personnel administratif et professoral se voit nécessaire. Mieux cerner la clientèle étudiante, leurs besoins individuels, les ressources disponibles et les programmes à privilégier saurait satisfaire les différentes parties. En effet, il semble que la mission universitaire se soit élargie, que les établissements devraient pouvoir enseigner à la fois le FG, le FOS, le FOU et la francisation à l’immigrant professionnel qui souhaite recevoir une formation de qualité, laquelle favoriserait une intégration active dans la société d’accueil.
Par ailleurs, le défi consiste à demeurer pertinents et compétitifs malgré les récentes mesures gouvernementales en francisation. Notamment, en juin dernier, le gouvernement du Québec a fait l’annonce de subventions pour certains programmes de francisation, créant ainsi une dichotomie entre les ressources octroyées dans les différents types d’établissements d’enseignement. Puis, le 1er novembre 2019, il a apporté par décret des changements importants au Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Quelles sont alors, concrètement, les différences et les similarités entre la francisation et le FLS en milieu universitaire? Les universités possèdent-elles toujours les ressources nécessaires pour répondre aux besoins de la clientèle?
Ce colloque multidisciplinaire permettra aux personnes intervenant dans le secteur d’activité de trouver des stratégies pratiques pour relever les défis mentionnés et déterminer, concrètement, les actions à poser afin de mieux servir la communauté étudiante allophone, composée d’individus souvent anxieux d’immigrer et de travailler dans le pays d’études.
Titre du colloque :