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Kathleen Sénéchal : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les récentes recherches-action ayant visé l'élaboration de dispositifs didactiques destinés à l'enseignement et à l'apprentissage de l'oral étaient basées sur le modèle de la séquence didactique. S'il a fait ses preuves à maintes reprises au cours des deux dernières décennies, toutes les recherches ayant expérimenté ce modèle sur le terrain ont fait état d'obstacles persistant à sa mise en œuvre. Dans la mesure où il s'agit du modèle le plus largement utilisé dans les recherches québécoises visant l'élaboration de dispositifs didactiques, de même que dans les cours de didactique offerts en formation initiale à l'enseignement, il semble indispensable de remettre en question certaines de ses caractéristiques de façon à pallier les résistances observées dans la transformation des pratiques. C'est là l'un des objectifs spécifiques de notre recherche, à savoir dégager, lors de la mise en œuvre du dispositif élaboré dans le cadre d'une ingénierie didactique collaborative avec six enseignantes des trois cycles du primaire, les éléments qui font obstacle à la transformation des pratiques dans une perspective d'amélioration du modèle didactique sous-jacent. Nous présenterons, dans cette communication, les résultats issus de la première année de cette recherche.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières, mais son évaluation demeure peu explorée et pose encore, à ce jour, des questions fondamentales : quels contextes, quels outils, quelles pratiques, etc.? En outre, de nombreux éléments rendent cette évaluation difficile, voire périlleuse : la multimodalité de l’oral, le rapport à l’objet des enseignants fréquemment calqué sur celui de l’écrit (reproduction des modes d’évaluation de l’écriture à l’oral), la transversalité de l’oral, le recours à du matériel d’enregistrement, le caractère chronophage des modalités d’évaluation de l’oral, etc. Force est de constater que plusieurs zones d’ombre persistent relativement à l’évaluation de l’oral, tant dans la recherche que dans la pratique, et la nécessité de se pencher sur cette problématique se fait de plus en plus sentir, notamment avec les besoins de formation exprimés par les praticiens.
Cette année, les participants au colloque sont invités à se pencher sur la question de l’évaluation de l’oral, et ce, dans différents contextes, ainsi que sur la question de son enseignement. L’événement permet d’aborder l’enseignement et l’évaluation de l’oral sous ses différents angles aux différents niveaux d’enseignement avec les principaux acteurs concernés et, surtout, d’envisager des pistes innovantes à explorer. La compréhension des enjeux de l’enseignement et de l’évaluation du français est en constante évolution, et le besoin chez les formateurs et chez les chercheurs de poursuivre les travaux dans ce domaine demeure une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
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