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Accroître la sécurisation culturelle dans les services sociaux aux Premiers Peuples

KC

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Karine Croteau : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

La proposition s’appuie sur les réflexions entourant l’initiative Kinistòtàdimin2 amorcée en 2018 à l’École de service social (ÉSS) de l’Université d’Ottawa (UO), située sur le territoire traditionnel et non cédé de la Nation Omàmiwinini Algonquine. L’allocution est motivée par un appel au devoir et à la responsabilité des universités d’accroître la sécurisation culturelle dans la formation, la recherche et l’intervention sociale, afin de garantir des services sociaux sécuritaires qui respectent les valeurs et correspondent aux conceptions autochtones du savoir, de l’entraide et du mieux-être. L’état des lieux relatif aux apprenants autochtones dans les ÉSS sera d’abord présenté. Les différentes déterminations du néologisme « d’autochtonisation » des milieux académiques seront ensuite examinées (Gaudry et Lorenz, 2018). Nous présenterons alors des perspectives potentiellement décolonisatrices de la discipline professionnelle et d’étude du travail social. Deux cas de figures ontariens; soit l’Université Laurentienne et l’Université Wilfrid Laurier, feront également l’objet d’examen afin d’en dégager des pistes prometteuses. S’inspirant en partie de ces modèles, les étapes opératoires de la décolonisation de l’ÉSS de l’UO et les enjeux rencontrés lors de la mise en oeuvre de ce processus seront exposés en conclusion. (Avec la collaboration de Gilbert Whiteduck et de Catherine Dussault).

Résumé du colloque

La Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics (Commission Viens) lancée en décembre 2016 a remis son rapport au gouvernement du Québec en septembre 2019. Parmi les appels à l’action qu’on y trouve, plusieurs concernent la démarche de la sécurisation culturelle présentée comme un moyen de médiation entre, d’un côté, la société québécoise, et de l’autre, la population, les instances et les communautés autochtones. Cette démarche, élaborée au départ par les Maoris de la Nouvelle-Zélande et présentée un peu partout dans la communauté scientifique comme un outil de justice sociale, propose un réel changement de paradigme tant dans l’offre de services publics destinés aux populations autochtones que dans la rencontre entre les savoirs autochtones et les savoirs scientifiques sollicités pour la circonstance. Le présent colloque propose d’examiner cette démarche sous différents angles (santé, éducation, justice, employabilité, développement communautaire), d’en documenter les applications québécoises et canadiennes (le cas échéant) et d’en arriver à un premier portrait de ces différentes dimensions et perspectives. Quelle est la portée de cette démarche? De quelle manière peut-elle contribuer à transformer les relations entre les Québécois et Québécoises et les Autochtones et, dans la foulée, jouer un rôle déterminant dans la lutte aux inégalités sociales et à la discrimination? Comment se positionne présentement cette démarche dans les études décoloniales? Ces questions seront mises en débat entre des universitaires et des acteurs et intellectuels autochtones.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
manager icon Responsables :
Daniel Salée
Discutant-e- de la session : Karine Croteau
section icon Date : 4 mai 2021

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