Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Eve Langelier : Université de Sherbrooke
Au Québec en 2018-2019, les femmes étaient majoritaires au baccalauréat dans presque tous les domaines universitaires, à l’exception des sciences pures et appliquées (43 % de femmes) et du génie (22 % de femmes). Douze des 28 programmes d’études répertoriés n’atteignaient pas la zone paritaire de 40 % de représentation féminine. Cette sous-représentation a un impact potentiel négatif sur l’inclusion des femmes ainsi que sur la performance et l’innovation des secteurs touchés.
Dans cette communication, l’équipe de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie rapportera ses plus récents résultats. D’abord, elle présentera une recension des pratiques mises en place dans les universités québécoises pour le recrutement, la rétention et la réussite des étudiantes en génie, suivie d’une exploration des écrits et de recommandations. Ensuite, l’équipe expliquera l’étude en cours pour analyser et mieux comprendre l’expérience des stages coopératifs que réalisent des étudiantes en SG à l’université. Elle décrira 1) les facteurs perçus comme favorisant l’engagement dans les stages et dans le parcours universitaire; 2) les perceptions des retombées des stages sur le parcours universitaire et sur la carrière future; 3) les enjeux, les difficultés et les défis exprimés au regard des stages coopératifs; 4) les pratiques perçues comme facilitant l’intégration dans les stages et dans la carrière future.
L’équipe conclura avec l’impact attendu de ces résultats.
Le milieu scolaire représente un vecteur de premier plan afin de promouvoir l’égalité scolaire et sociale entre les garçons et les filles. Alors qu’historiquement les initiatives éducatives ciblaient surtout les filles, les données plus récentes procurent un portrait plus complexe et nuancé. En effet, l’examen d’indicateurs relatifs à la réussite scolaire montre qu’à l’école primaire et secondaire, les filles réussissent mieux que les garçons dans la plupart des matières, y compris les disciplines traditionnellement associées aux hommes comme les mathématiques et les sciences (Voyer et Voyer, 2014). De plus, les filles sont environ deux fois plus nombreuses que les garçons à obtenir un diplôme de niveau secondaire (Lavoie et coll., 2019). Paradoxalement, même si les filles réussissent mieux à l’école primaire et secondaire, l’analyse des préférences et du choix de carrière des élèves montre qu’elles s’intéressent moins à certains domaines valorisés et lucratifs qui demeurent associés aux hommes, comme les professions scientifiques (Wang et Degol, 2017) et les postes de haute direction (Cook et Glass, 2014). Interprétées tantôt comme un « problème des garçons » à l’école (Royer, 2010; James, 2015), tantôt comme des inégalités qui persistent envers les filles (Wigfield et coll., 2015), ces données donnent lieu à des initiatives de toutes sortes, sans l’appui empirique nécessaire pour guider adéquatement les politiques et les interventions scolaires au-delà des arguments anecdotiques ou mal fondés. En réalité, notre compréhension de cette problématique complexe nécessite d’abord un portrait clair, et appuyé empiriquement, des différences de genre observées durant l’ensemble du parcours scolaire des élèves ainsi que des facteurs qui les sous-tendent.
Ce colloque a donc pour objectif de partager les connaissances les plus récentes en ce qui a trait aux différences de genre, du préscolaire à l’université, afin de mieux comprendre cette problématique en constante évolution. La journée se tient sous forme hybride, soit en présentiel et en ligne, et aborde plus en détail les perspectives comparatives des différences de genre à l’école de même que certains enjeux et problématiques touchant plus spécifiquement les filles ou les garçons. Des conférencières et des conférenciers présentent leurs résultats au cours d’une session d’affiches.
Titre du colloque :
Thème du colloque :