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ANALYSE MULTI-INDICATEURS DE LA TOURBIÈRE DE JOHNVILLE, SUD DU QUÉBEC, CANADA, DE LA FIN DE LA PÉRIODE GLACIAIRE JUSQU’À L’ANTHROPOCÈNE

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Matthew Peros : Université Bishop's

Résumé de la communication

La tourbière de Johnville, située dans les Cantons de l'Est au Québec, a fait l'objet d'une étude paléoécologique pour documenter l'évolution à long terme de cet écosystème. La tourbière est caractérisée par un environnement de tourbière ouverte, semi-boisée le long de sa frange nord. Trois carottes ont été prélevées dans la partie la plus profonde de la tourbière et étudiées pour le pollen, les macrofossiles, les thécamoebiens, l'humification de la tourbe, et les macrocarbons. La datation au radiocarbone et les résultats des macrofossiles indiquent que la tourbière s'est formée il y a environ 11 500 ans sous la forme d'une tourbière minérotrophe. Elle est restée ainsi jusqu'à ce qu'elle devienne une tourbière ombrotrophe il y a 1000 ans. En outre, environ 80 tiges de Picea mariana ont été échantillonnées pour une étude dendroécologique, afin d'identifier le moment et le schéma de croissance des arbres dans la tourbière. Une forte expansion de P. mariana s'est produite au début des années 1970, probablement liée à une baisse du niveau d'eau associée au drainage de la tourbière à des fins agricoles. Nos recherches à la tourbière de Johnville ont des implications importantes pour améliorer notre compréhension des facteurs naturels et anthropiques qui influencent le développement des tourbières et peuvent contribuer à éclairer les récents efforts de restauration axés sur le rétablissement de la tourbière à un état «naturel».

Résumé du colloque

Le thème de ce colloque portera sur les changements environnementaux et climatiques depuis la fin de la dernière période glaciaire jusqu’à aujourd’hui dans l’est de l’Amérique du Nord. En plus de la recherche sur les changements environnementaux, notre colloque sollicitera également des contributions sur le rôle des peuples autochtones et non autochtones dans la formation des paysages de cette région — grâce à des activités comme le défrichement et l’agriculture — et sur la façon dont ces peuples se sont adaptés au climat naturel et aux variations environnementales. Au cours des 20 000 dernières années, l’est de l’Amérique du Nord a été une région très dynamique qui a connu des changements environnementaux considérables, notamment la fonte de l’Inlandsis laurentidien, la migration des plantes et des animaux après la déglaciation, ainsi qu’une histoire longue, dense et complexe d’établissements humains et d’utilisation des terres. De plus, cette région possède une multitude de lacs, de tourbières et d’autres archives naturelles qui fournissent une richesse de données paléoenvironnementales de haute qualité. En adoptant une perspective à long terme et en nous concentrant sur la recherche entreprise à l’aide d’une gamme d’indicateurs substitutifs (p. ex., pollen, charbon de bois, diatomées, cernes d’arbres, etc.), nous espérons que notre colloque nous permettra de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des variations climatiques naturelles ainsi que les interactions humaines avec leur environnement sur plusieurs périodes et échelles. Bien que nous sollicitions des études entreprises à l’aide de données indirectes plus traditionnelles, nous nous intéressons également à la recherche réalisée à l’aide de nouvelles méthodologies et approches, ainsi qu’aux études à grande échelle au niveau régional fondées sur des bases de données paléoécologiques et archéologiques.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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