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Cartographier les changements d’aire de répartition des populations de tiques au Canada à l’aide de la plateforme de science citoyenne eTick.ca

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Pierre Chuard : Université Bishop's

Résumé de la communication

Aidées par les changements climatiques, plusieurs espèces de tiques s’établissent dans des régions où elles n’étaient pas retrouvées auparavant. Certaines d’entre elles sont porteuses de pathogènes pouvant être transmis à l’homme et aux animaux, tels que la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Étant donné la superficie importante du Canada relativement à la petite taille des tiques et à leur capacité à se faire transporter par leurs hôtes, les méthodes de surveillance active deviennent rapidement coûteuses pour maintenir leur efficacité. La surveillance passive est donc un complément indispensable pour contribuer au suivi rapide et précis de la progression et de l’établissement de nouvelles populations de tiques. La plateforme de science citoyenne eTick.ca a été créée dans le but de fournir une méthode de surveillance passive à la fois efficace, rapide, et peu coûteuse. Les citoyens peuvent y soumettre des photos de tiques qu’ils ont trouvées pour une identification d’espèce rapide par des experts. Immédiatement après l’identification, les données apparaissent sur une carte accessible au public et le citoyen reçoit les résultats d’identifications accompagnés de conseils de santé et d’ordre vétérinaire. Les données recueillies pour la saison 2019 seront présentées et une démonstration en direct du fonctionnement de la plateforme sera effectuée.

Résumé du colloque

Au Québec, on compte de nombreuses espèces exotiques envahissantes, dont certaines ont des impacts négatifs sur la faune et la flore indigènes ou sur les activités humaines. La présence d’une espèce peut avoir un impact négatif sur un écosystème donné en modifiant son fonctionnement et le type de biens et services qu’il fournit. Quand une espèce envahissante occupe la place d’espèces indigènes, la biodiversité s’en trouve menacée. Une espèce exotique envahissante peut aussi affecter les activités économiques ou récréatives d’une région, ce qui incitera certains organismes à essayer de l’éliminer, ou tout au moins d’en contrôler la dispersion.

Les interventions de contrôle ou d’élimination nécessitent une cartographie détaillée des individus (plantes, animaux) indésirables afin de cibler les zones d’interventions et par la suite, de déterminer l’efficacité des méthodes utilisées. Or, de tels relevés sont coûteux en matière de temps et de main-d’œuvre, des ressources qui devraient plutôt être allouées à l’élimination et au contrôle. C’est pourquoi plusieurs chercheurs explorent diverses méthodes pour cartographier la distribution des espèces envahissantes de façon automatisée. Ces nouvelles méthodes constituent un pôle d’attraction pour la relève, plus particulièrement auprès des étudiants du premier cycle universitaire.

Le colloque cherche à offrir une vitrine où les chercheurs impliqués dans la recherche sur les espèces exotiques envahissantes pourront présenter les résultats de leurs travaux et où les intervenants impliqués dans des activités de contrôle pourront partager leurs expériences et leurs expertises. Les participants au colloque proviennent d’horizons variés : milieu universitaire, organismes gouvernementaux et organismes à but non lucratif. Les présentations devraient donc pouvoir intéresser également les non-spécialistes.

Ce colloque aura lieu le mardi 4 mai 2021, probablement sur le campus de l’Université Bishop’s. Le local où aura lieu le colloque sera annoncé sur le site de l’Acfas le 3 avril.

Les présentations porteront sur la cartographie des espèces envahissantes, leur biologie, leurs impacts ainsi que sur les mesures de contrôles testées au Québec.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
manager icon Responsables :
Elisabeth Levac
Discutant-e- de la session : Elisabeth Levac
section icon Date : 4 mai 2021

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