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Houria Abdennebi-Oularbi : Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou
Aujourd’hui, le bâti dévore l’espace avec son uniformité et sa laideur. L’aide de l’Etat à la construction, la prolifération des singes macaques après la décennie de terrorisme, la tarification de l’eau marquent le déclin de l’agriculture de montagne à Tala n tazart (900m d’altitude). Seuls les champs d’oliviers replantés en 2000 sous l’impulsion de l’Etat continuent à produire l’huile que les montagnards partagent de moitié avec les urbains natifs du village et propriétaires. Les jeunes partent s’installer en ville et les retraités se replient en montagne en cédant leur appartement à leur progéniture en ville. Le village de Tala n tazart encore voué à la culture des jardins et un peu d’élevage il n’y a pas si longtemps, se distingue péniblement de la banalité des petites villes en présentant certaines commodités comme le chauffage, l’électricité, l’eau courante. Au quotidien, des fourgons de Boumerdes, un périmètre irrigué et plastifié dans la vallée, approvisionne le village en légumes et herbes. Les marchés d’At wassif, de l’hedd font le reste. Nous allons voir que le renouvellement des oliveraies initié par le PNDRA en 2000 porte ses fruits vingt ans après. L’olivier, un arbre rustique adapté au climat de montagne, capable d’affronter les aléas climatiques et les hordes de macaques n’est-il pas une alternative au manque d’eau conséquence du changement climatique tout en assurant un revenu par la vente d’huile à ces populations ?
Les grandes vagues de chaleur, les sécheresses dramatiques, les inondations et autres phénomènes météorologiques qui ne cessent d’apparaître avec de nouvelles formes d’agressivité sur le milieu urbain et rural nous obligent encore une fois à mettre sous la loupe les différentes modalités du changement climatique et de l’insécurité alimentaire dans les pays développés et également dans les pays en voie de développement, d’autant que l’agriculture et très sensible aux changements climatiques. Pour faire face à cette situation, de nombreux pays s’impliquent davantage dans des stratégies, des actions et des réflexions pour renforcer la sécurité alimentaire. Mais il semble que la situation n’est pas identique pour tous, ce qui oblige certains pays à accélérer leurs interventions et à s’inspirer de certaines actions bien développées ailleurs dans ce domaine. Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées pour réduire ces impacts sur le milieu urbain et rural sont également cernées pour cibler les meilleures actions permettant l’amélioration de la sécurité alimentaire. Le développement global du système agricole, l’agriculture intelligente liée au climat, l’agriculture urbaine, l’adaptation des agriculteurs et des autorités concernés contribuent énormément à satisfaire la demande en qualité alimentaire des populations.
Ce colloque vise ainsi à mettre la lumière sur les défis des pays développés et de ceux en voie de développement liés au changement climatique et à l’insécurité alimentaire. Il s’intéresse aussi aux thèmes suivants :
1) l’agriculture intelligente;
2) l’agriculture urbaine, y compris les jardins alimentaires partagés en ville;
3) la communication et la sensibilisation des agriculteurs;
4) l’insécurité alimentaire en situation de crise;
5) les expériences internationales dans l’adaptation au changement climatique et à l’insécurité alimentaire.
Ce colloque réunit des chercheurs de haut niveau, des étudiants, des experts, des planificateurs et des décideurs provenant de toutes les disciplines, et dont les travaux ont une relation avec le changement climatique et l’insécurité alimentaire.
Titre du colloque :