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Conter sa migration : les arts de la parole comme soutien à l’inclusion et à la résilience de femmes réfugiées accueillies à Rimouski

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Elise Argouarch : Université Laval

Résumé de la communication

Rimouski est depuis 2017 la 14e ville de destination pour les personnes réfugiées prises en charge par l’État. Dans ce contexte régional à faible diversité culturelle se pose la question de l’adaptation mutuelle. Les femmes réfugiées coupées de leurs racines culturelles et bien souvent de leur parole pourraient-elles être soutenues dans leur inclusion et leur résilience par des espaces de dialogue, de création où faire sens, symboliser leur histoire et s’enraciner socialement ? À l’intérieur d’un groupe de femmes réfugiées et québécoises, mon projet de recherche-création interroge les conditions qui permettent aux femmes de partager et métamorphoser leurs histoires grâce à des pratiques dialogiques, narratives et artistiques. Sous l’inspiration des ateliers interculturels de l’imaginaire, des contes serviront d’objet de médiation culturelle pour délier la parole et partager le vécu migratoire. Ensuite, nous créerons des dits-de-vie et kasàlà où s’entremêlent récits de vie et symboles des cultures d’origine et d’arrivée. Cette recherche interculturelle et intersectionnelle interroge l’impact des arts de la parole dans la reconnaissance mutuelle et l’agentivité des femmes réfugiées. Cette recherche aboutira à un spectacle où les femmes pourront prendre parole à travers leurs créations dans l’espace public rimouskois, et ainsi enrichir l’imaginaire collectif de leurs histoires de vie et transformer la culture par leurs voix poétiques, singulières et essentielles.

Résumé du colloque

Ce colloque vise un débat interdisciplinaire sur les questions touchant à l’état de santé et au bien-être des personnes réfugiées, des demandeurs d’asile et des sans-papiers, au Québec et ailleurs, ainsi qu’aux enjeux sociaux s’y rattachant. Il examine les stratégies que ces personnes mettent en œuvre de même que celles déployées par les professionnels au sein des organisations et des institutions pour favoriser leur intégration. Depuis de nombreuses décennies, le Québec accueille un nombre important de réfugiés. Ces dernières années, les demandeurs d’asile et les personnes sans statut sont en croissance sur le territoire. Leurs conditions sont particulièrement préoccupantes. D’une part, les demandeurs d’asile n’ont pas accès à l’éducation subventionnée, au soutien financier pour la francisation et à des soins de santé courants (MIDI, 2017). Leur situation sur le marché du travail est particulièrement précaire, d’autant plus qu’ils sont plus susceptibles de vivre « certaines formes d’exploitation au travail » (Arsenault, 2019). D’autre part, les personnes sans statut constituent un groupe de la population dont la situation est sous-documentée, du fait que leur présence sur le territoire n’est pas légalement reconnue. Quel que soit leur statut, il est démontré que le vécu et le parcours migratoire peuvent avoir un effet traumatique sur leur santé physique et psychologique, ce qui n’est pas sans conséquence sur le processus d’adaptation à la société d’accueil (Carlsson et Sonne, 2018). Par ailleurs, l’actuelle pandémie de COVID-19 n’est pas sans conséquence sur le parcours d’insertion de cette population particulièrement vulnérable, de même que pour les professionnels et les intervenants du réseau de la santé et des services sociaux. Enfin, bien que le ministère de l’Immigration ait récemment élargi les critères d’admissibilité à l’ensemble des services, il appert que les mandataires de ces services n’ont pas toujours les ressources humaines ni l’expertise nécessaires pour répondre aux besoins particuliers de cette population.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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