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Des données pour une recherche à impact en projets publics : Que retenir de l’expérience de la Banque mondiale ?

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Lavagnon IKA : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Pour la recherche en gestion de projet (GP), utiliser des données sur les projets publics et leur performance nous paraît conduire à quatre constats principaux : 1) Comparativement à d’autres domaines (ex. finance, santé), très peu de bases de données secondaires existent en GP ; 2) Certes, quelques-unes sont disponibles mais, comme le montre l’expérience des GAFA, les structures/modèles sous-jacents reposent sur une perspective politique ou économétrique particulière (ex. Banque Mondiale, Infrastructure and Project Authority) ; 3) Ces bases de données ne sont généralement pas parfaites, ni faciles d’accès ou encore cohérentes entre elles (ex. une différence de structure d’un ministère à l’autre comme Défense et Infrastructure) ; et 4) Pourtant, à l’ère du Big voire Smart Data ou du Predictive Analytics, bien des praticiens voudraient les mobiliser (on pense par exemple aux données et approches de prévision) et nombre de chercheurs pour creuser dans la dynamique explicative des projets et aller au-delà des études de type « rétroviseur » ou « descriptif », qui n’ont pas de réel impact sur les politiques publiques. Partant de ce quadruple constat, cette communication fait ressortir les enjeux associés aux bases de données et dresse quelques voies à prendre. Elle s’appuie sur l’expérience de la Banque mondiale qui a recueilli des données sur plus de 12 000 projets à travers le monde.

Résumé du colloque

Dans l’écosystème québécois, plusieurs données sur les projets publics sont disponibles, qu’elles soient issues des projets de recherche ou de bases de données publiques. Les réseaux sociaux constituent également une source importante pour comprendre le contexte des projets. Considérés comme la nouvelle colonne vertébrale pour entendre la voix des citoyens (Ali et Karasawa, 2020), ils colligent une forte abondance de données pour comprendre l’acceptabilité sociale des projets (Nadeau et Helly, 2016), repérer des possibilités de corruption (Huddon et Garzon, 2016) ou assurer la gestion des parties prenantes (Delerue et Cronje, 2017). Toutes ces données sur les projets publics sont désormais soumises à des exigences de protection des droits de la personne soulevant des questions d’éthique et de gouvernance.

À cet égard, les chercheurs canadiens, y compris ceux des différents centres de recherche du Québec, doivent maintenant se conformer aux nouvelles politiques adoptées dans le but d’encadrer l’utilisation et la gestion des données de recherche, notamment l’ébauche de la Politique des trois organismes sur la gestion des données de recherche. Comment gérer les données issues de la recherche et celles issues de sources publiques? Comment les consolider? Quels enjeux d’éthiques doivent être adressés?

Dans le but de mieux comprendre la portée de ces nouvelles exigences imposées aux chercheurs et d’assurer un cadre de gouvernance pour réaliser des travaux de recherche permettant d’améliorer l’étude de projets publics, nous proposons un colloque pour discuter des enjeux de gestion de données sur les projets publics et les nouvelles possibilités de recherche. Nous visons la participation d’au moins un représentant de chaque centre de recherche au Québec axé sur la gestion de projets, ainsi que la participation des chercheurs ayant une expertise dans la gestion de données et l’utilisation des données sur les réseaux sociaux pour des projets de recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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