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Des pratiques éducatives de haut niveau et intentionnelles qui favorisent la productivité langagière de jeunes enfants allophones inscrits en service de garde éducatif

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Nancy Allen : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Considérant les nombreuses recherches qui ont démontré des effets protecteurs de la fréquentation d’un service de garde éducatif (SGÉ) de qualité sur le développement langagier des jeunes enfants allophones, souvent considérés comme présentant une condition de vulnérabilité (Burchinal et al., 2006 ; Campbell et al., 2012 ; Vallotton et al., 2012), on peut penser que ces enfants bénéficieraient grandement du fait de fréquenter un SGÉ de qualité avant leur entrée à la maternelle.

Nous avons documenté et nous décrirons certaines pratiques éducatives intentionnelles de haut niveau mises en place par des éducatrices (10) et qui favorisent la productivité langagière d’enfants allophones (Bradbury, Corak, Waldfogel et Washbrook, 2015).

Dans cette proposition, nous présenterons les résultats d’observations non participantes obtenus dans le cadre d’une recherche longitudinale dans des SGÉ auprès de 18 enfants allophones âgés de 3 à 5 ans. Plus spécifiquement nous mettrons en lumière les effets de l’utilisation de pratiques intentionnelles de haut niveau (par ex. l’étayage) sur le développement de la productivité langagière des enfants observés à travers le temps afin de comprendre l’influence de ces pratiques pour les enfants.

Résumé du colloque

Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières, mais son évaluation demeure peu explorée et pose encore, à ce jour, des questions fondamentales : quels contextes, quels outils, quelles pratiques, etc.? En outre, de nombreux éléments rendent cette évaluation difficile, voire périlleuse : la multimodalité de l’oral, le rapport à l’objet des enseignants fréquemment calqué sur celui de l’écrit (reproduction des modes d’évaluation de l’écriture à l’oral), la transversalité de l’oral, le recours à du matériel d’enregistrement, le caractère chronophage des modalités d’évaluation de l’oral, etc. Force est de constater que plusieurs zones d’ombre persistent relativement à l’évaluation de l’oral, tant dans la recherche que dans la pratique, et la nécessité de se pencher sur cette problématique se fait de plus en plus sentir, notamment avec les besoins de formation exprimés par les praticiens.

Cette année, les participants au colloque sont invités à se pencher sur la question de l’évaluation de l’oral, et ce, dans différents contextes, ainsi que sur la question de son enseignement. L’événement permet d’aborder l’enseignement et l’évaluation de l’oral sous ses différents angles aux différents niveaux d’enseignement avec les principaux acteurs concernés et, surtout, d’envisager des pistes innovantes à explorer. La compréhension des enjeux de l’enseignement et de l’évaluation du français est en constante évolution, et le besoin chez les formateurs et chez les chercheurs de poursuivre les travaux dans ce domaine demeure une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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