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Benjamin Loomer : LEARN
Depuis dix ans, des élèves d’écoles primaires et secondaires anglophones du Québec participent à des projets intergénérationnels qui culminent avec la publication d’ouvrages (papier ou Internet) célébrant divers aspects de l’histoire et du patrimoine des locuteurs de l’anglais d’ici. Ces projets sont conçus par des enseignants et des partenaires communautaires locaux.
Ben Loomer, de l’organisme LEARN, décrit le processus collaboratif régissant ces projets et recense tant ses lacunes déterminantes que les occasions nécessaires au lancement d’un plus grand nombre d’initiatives associant école et communauté. Les projets incitent les jeunes à se lancer dans des recherches sur des mouvements sociaux ou d’importants événements survenus à l’échelon local et les habilitent à approfondir les notions d’identité et de sentiment d’appartenance.
Voici quelques-unes des questions abordées :
Ce colloque explore les liens entre le patrimoine, la mémoire et la vitalité chez les communautés linguistiques en situation minoritaire au Canada et ailleurs dans le monde.
Ce colloque interdisciplinaire encourage les approches critiques des concepts de patrimoine, de mémoire et de vitalité. Comment les communautés minoritaires s’approprient-elles ces notions dans leurs discours et dans leurs pratiques? La notion de patrimoine est facilement associée à celle de mémoire collective, qui renvoie aux processus suivant lesquels se construisent des représentations sociales ainsi que des symboles autour de personnages et de faits marquants caractéristiques de l’histoire d’une collectivité. Quel est l’impact de cela sur la vitalité communautaire? Qu’en est-il du lien entre patrimoine et histoire? Lowenthal fait ressortir les tensions entre la discipline historique, qui est objective et désintéressée, et le patrimoine, qui vise à informer le présent.
En particulier, le colloque vise à faire état du rôle de la mémoire dans ces communautés avec des études de cas. Quels rapports les minorités linguistiques entretiennent-elles avec leur passé et comment ces rapports participent-ils à leur épanouissement au présent? Quels pratiques et lieux participent à la transmission d’une mémoire et de l’histoire des communautés à différentes échelles : locale, régionale, nationale, voire internationale?
Nous nous intéressons, entre autres, à la marchandisation du patrimoine et des activités de mémoire des communautés minoritaires. Comment le passé se traduit-il en une industrie touristique et en produits touristiques? Quel est l’impact économique de ces activités et dans quelle mesure, le cas échéant, la « crédibilité scientifique » est-elle sacrifiée? Compte tenu des enjeux culturels et économiques, comment un dialogue ouvert sur les forces et les faiblesses de ces passés construits peut-il avoir lieu?
Titre du colloque :