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Rob Van Der Sandt : Radboud University
Selon le principe de compositionnalité, la signification d’une composante d’expression est une fonction de la signification de ses parties et de la façon dont elle est syntaxiquement composée. Dans ce principe il y a trois notions qui ont besoin de clarification: signification, fonction et les contraintes syntaxique. Chez Montague, nous trouvons une interprétation stricte de la compositionnalité : on attribue une signification à chaque expression de base d’une langue, et correspondant à chaque règle syntaxique nous formulons une règle sémantique qui précise comment les significations des parties sont combinées, donnant ainsi la signification d’une phrase. Je discuterai ici de deux défis à la vision stricte : 1) de l’approche de Searle et Vanderveken sur la signification selon lesquels la signification ne peut être encodé comme exprimant des propositions mais doit être analysée en termes de conditions de succès et de satisfaction des actes illocutoires ; 2) du fait qu’un discours n’est pas des séquences d’énonciations ni le résultat d’informations pragmatique et sémantique mais que celles-ci sont, pour leur intérprétation, dépendantes d’informations préalables. Le mécanisme pour établir cette relation c’est l’anaphorisation.
Le langage sert à exprimer et à communiquer les pensées des interlocuteurs. C’est en dialoguant que les locuteurs communiquent leurs pensées. Les sciences qui traitent du langage, de l’action et de la pensée (philosophie, sciences humaines et intelligence artificielle) reconnaissent l’importance des actes de discours (actes d’énonciation, de référence, de prédication, d’expression de propositions et d’attitudes ainsi qu’actes illocutoires et perlocutoires). Selon la théorie des actes de discours, les actes illocutoires sont les unités de base de signification et de communication dans l’usage et la compréhension du langage. Jusqu’à présent, on a surtout analysé les actes de discours accomplis par des locuteurs individuels à un seul moment d’énonciation. Cependant, les interlocuteurs entendent accomplir des actes illocutoires afin de poursuivre des conversations. Notre objectif principal est d’analyser la structure et la dynamique de jeux de langage oral et écrit importants. Le colloque réunit des logiciens, des linguistes, des philosophes, des informaticiens et des experts en intelligence artificielle et en apprentissage machine qui collaborent. Il est question des discours ayant un but conversationnel propre, des actes illocutoires de niveau supérieur et de l’intentionnalité collective. Certains chercheurs font des présentations critiques des hypothèses de la théorie des actes de discours sur l’analyse de la conversation à la lumière de nouvelles hypothèses, par exemple, en linguistique ou en intelligence artificielle. Les communications sont regroupées selon trois axes. Le premier, actes de discours et philosophie, regroupe des communications en philosophie du langage et de l’esprit. Le second, informatique, intelligence artificielle et communication, concerne la modélisation informatique des dialogues intelligents. Le troisième consacre l’analyse du discours et des interactions discursives ainsi que le traitement des langues naturelles.
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