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Fannie Lacasse Pelletier : Commission scolaire Kamouraska Rivière du Loup
La production de mots écrits, ou l’orthographe lexicale, est généralement évaluée de façon binaire en recherche comme dans le milieu scolaire: un mot écrit correctement reçoit un point alors qu’un mot s’écartant de la norme orthographique n’en obtient aucun. Par exemple, un même scripteur peut orthographier le mot /livr/ par « l » en tout début d’année, puis par « lv » et éventuellement par « livr». Ce scripteur recevra un score de 0 dans tous les cas, et ce, même s’il démontre une meilleure capacité à produire les graphèmes requis. Une telle méthode binaire ne permet donc pas de caractériser avec justesse la progression de la capacité à produire les mots écrits, en particulier lorsqu’il s’agit de scripteurs dont le rythme d’apprentissage est lent comme c’est le cas des scripteurs qui présentent des difficultés. Peu d’études ont analysé l’impact de l’utilisation de différentes méthodes de notation sur la performance de scripteurs débutants, et encore moins chez les élèves en difficulté. Certains chercheurs soulignent d’ailleurs la nécessité de s’y attarder (Masterson et Appel, 2010; Ritchey et al. 2010; Clemmens et al. 2014; Treiman et al., 2016; Treiman et al., 2018). L’affiche proposée présentera un projet de mémoire de maitrise comparant des caractéristiques, des avantages et des limites associés à des méthodes de notation issues d’approches binaire et non binaire.
Au Québec, la profession d’orthopédagogue jouit d’une progression dans différents secteurs publics et services privés. En Belgique, l’orthopédagogie s’actualise grâce à des programmes de formation universitaire et à la pratique dans les organismes qui offrent un service de rééducation. Cette profession s’inscrit dans une tradition qui a trait à l’évaluation-intervention auprès d’apprenants qui manifestent des difficultés ponctuelles ou persistantes sur le plan des apprentissages. Bien que depuis 2002 les orientations ministérielles québécoises ne permettent plus l’agrément de programmes de formation au baccalauréat en orthopédagogie au premier cycle universitaire, le statut d’orthopédagogue est reconnu par diverses institutions scolaires de tous les ordres. La profession se pratique dans tous les secteurs qui offrent des services éducatifs, de la petite enfance à l’âge adulte. Elle s’inscrit dans un processus de reconnaissance par différentes instances, dont l’Association des orthopédagogues du Québec (ADOQ) et la Table interuniversitaire de la formation en orthopédagogie (TIFO). Elle gagne à s’appuyer sur les connaissances issues de divers domaines de la recherche liée aux difficultés d’apprentissage, entre autres. Les difficultés d’apprentissage concernent en particulier les compétences en littératie (l’oral, la lecture, l’écriture), en mathématiques (numératie) et en appropriation de stratégies d’autorégulation impliquées dans le développement de la personne et de sa participation citoyenne. Ce colloque a pour but de mettre de l’avant les nouvelles connaissances en orthopédagogie qui permettent aux élèves qui vivent des difficultés d’apprentissage de relever les défis qu’ils rencontrent.
Titre du colloque :